Cette rubrique est parrainée par la Banque Française Mutualiste

Brahim, 29 ans, inspecteur des Finances publiques et enseignant à l’IPAG

Brahim, 29 ans, inspecteur des Finances publiques et enseignant à l'IPAG

A mon tour de vous faire part de mon parcours jusqu’à la réussite aux concours et l’exercice de mes fonctions actuelles en tant qu’Inspecteur des Finances publiques.

En intégrant la fac de Droit, je n’étais pas certain d’intégrer la fonction publique, peut-être par un déficit d’informations sur les concours susceptibles de m’intéresser.

En revanche, bénévole dans une association de soutien scolaire, je me retrouvais pleinement dans les valeurs de partage, de service, d’intérêt général et de désintéressement, valeurs qui se retrouvent aujourd’hui dans le service public. C’est pourquoi, si je n’avais aucune idée de ma future profession, je ne voulais pas non plus me diriger vers le secteur privé, non par dénigrement, mais plus pour répondre à un intérêt plus large que celui d’une entreprise.

J’ai ensuite décidé de me tourner vers une voie publiciste en choisissant de valider un troisième cycle de droit public. A l’époque, une de mes matières préférées était les "finances publiques", alors je me suis tourné vers le concours d’inspecteur du trésor et d’inspecteur des impôts (Cat. A).

Grâce à une préparation efficace, des cours d’une grande qualité et une administration pragmatique, l’IPAG de Lille m’a permis de réussir les deux concours !

D’ailleurs à l’époque, la promo du Master 2 était composée d’une vingtaine d’étudiants et le parti pris était de travailler la préparation des épreuves écrites et orales en groupe, en se transmettant les informations, avec des sous-groupes de travail de manière à se répartir les révisions.

Pour les épreuves orales, on s’improvisait jury et candidat à la fois, et chacun sait combien il est difficile de passer devant des personnes qui nous connaissent… Finalement le résultat escompté fut à la hauteur de nos espérances puisqu’il y a eu 100% de réussite cette année et chacun de nous avait, a minima, réussi deux concours de catégorie A.

Moralité : travailler en groupe n’est pas forcément synonyme de concurrence malsaine entre ses membres… à condition que chacun joue le jeu, et que le candidat se concentre plus sur les épreuves que sur le nombre de postes offerts en se disant que tout est joué d’avance.

Concernant mon activité principale actuelle, j’exerce les fonctions d’Inspecteur des Finances Publiques en tant que consultant foncier et immobilier auprès de l’agence France Domaine.

Ces fonctions m’amènent à la rencontre des collectivités publiques afin de leur donner un conseil et un avis sur les conditions financières de leur projet d’acquisition/vente/prise à bail de biens immobiliers.

Dans le cadre de ces fonctions, je suis également chargé de représenter l’État dans les affaires d’expropriation pour cause d’utilité publique en tant que Commissaire du Gouvernement. A ce titre, je suis un expert et un conseil à la disposition du juge afin de l’éclairer sur l’ensemble de la procédure.

J’ai la chance d’avoir cette seconde casquette car elle me permet de mettre en pratique des concepts du droit public et du droit privé. Concepts que je prends à cœur de dispenser lors des mes interventions à l’Ecole Nationale des Finances Publiques en tant que formateur occasionnel.

Ce qu’il faut savoir c’est qu’en tant que fonctionnaire, en plus de notre activité principale, on a la possibilité de faire de la formation en relation avec notre métier et les statuts nous permettent également de proposer nos services pour être enseignant extérieur.

En ce qui me concerne cela fait deux ans que j’interviens en tant qu’enseignant extérieur à l’université de Lille 2, à l’IPAG. Cette activité secondaire me permet de sensibiliser les étudiants/futurs fonctionnaires à la thématique du service public, en leur prodiguant des conseils sur le plan méthodologique (composition juridique, études de cas).

Pour l’épreuve du grand oral, tant redoutée, il s’agit de la dédramatiser en leur faisant part de mon expérience de membre de jury de concours mais également en les préparant à se "construire une forte motivation".

Aujourd’hui, de nombreux concours ont fait l’objet de réformes au niveau des épreuves. Il ne s’agit plus de juger un candidat sur des connaissances générales et académiques, mais la sélection va se faire sur les capacités propres du candidat et son aptitude à s’adapter à un environnement administratif en constante évolution.

Enfin pour celles et ceux qui préparent ces épreuves, il ne faut pas oublier ce cercle vertueux :

A mon sens, la motivation se décline en trois domaines :

- 1) l’adéquation des compétences propres du candidat au métier,
- 2) la prise de connaissance par le candidat de son futur environnement administratif,
- 3) la maîtrise et la compréhension des règles déontologiques qui guident et encadrent l’exercice des futures fonctions.

Une fois maîtrisés, ces trois domaines de connaissances permettront au candidat de faire face aux questions du jury, surtout au niveau des mises en situations professionnelles, et in fine, de montrer sa Forte Motivation.

Ainsi l’enchaînement vertueux de la motivation se trouve ici conforté :

connaissances sur mes capacités > connaissances sur mon futur environnement administratif > connaissances sur la déontologie > connaissances des réponses aux mises en situation > Je fais preuve de ma forte motivation à ces fonctions proposées !


- Vous souhaitez devenir inspecteur des finances publiques ? Informez-vous avec notre fiche-métier.