Cette rubrique est parrainée par la Banque Française Mutualiste

Claire, 46 ans, admise au concours d’attaché territorial après une préparation intensive

Claire, 46 ans, admise au concours d'attaché territorial après une préparation intensive

J’ai travaillé dans le privé avant d’entrer dans le public, mais cette compétition commerciale ne me correspondait pas ; il fallait courir après les clients, et la place réservée à l’aspect humain n’était pas très présente. La fonction publique correspondait mieux à mes aspirations professionnelles.

Je travaillais dans un Conseil général, mais à un poste qui ne m’intéressait pas du tout. Aucune possibilité de muter en interne sur un autre poste. J’ai donc passé mon concours en novembre 2011 ; il fallait réussir pour partir et m’ouvrir à d’autres perspectives professionnelles.

Le jour de l’épreuve écrite, je constatais le chiffre épouvantable du nombre d’inscrits et le peu de postes à pourvoir.

L’heure sonne, les sujets sont sur les tables, je remplis mes quatre heures et pose mon stylo deux secondes avant le retentissement de la sonnerie indiquant la fin. J’avais tout mis en oeuvre pour ne pas lever la tête pendant ces quatre heures.

C’est une collègue qui m’a appelée en février pour me dire que j’étais reçue à l’écrit. J’ai préparé l’oral avec des mises en situation. Debout chaque jour à 5h30 du matin pour être partie à 6h30 et rentrée vers 21h.

Lors de la préparation, je me suis retrouvée entourée de personnes extrêmement bien « bagagées », notamment en Droit ; je me sentais tellement éloignée d’elles ! Je les trouvais tellement mieux que moi, avec tant d’assurance !

Je me suis efforcée néanmoins d’accepter toutes les mises en situation possibles, quitte à me ridiculiser ; un prof m’a même demandé si j’avais appris quelque chose avant de venir. Pourtant, chaque soir, je travaillais, me faisais des fiches, lisais chaque jour le journal, etc…

J’avais vraiment l’impression d’être un âne parmi les savants, mais je ne voulais pas reculer. Il fallait absolument que je l’aie, et bien que je n’y croyais pas, je voulais au moins me donner toutes les possibilités d’avoir ce concours pour ne rien regretter.

La veille de l’oral était le dernier jour des soldes. Je suis allée chez Caroll, m’y suis acheté une jupe, un pull et une veste, puis je suis entrée dans un magasin de chaussures pour me trouver une jolie paire. Non pas que je manquais de quoi que ce soit, j’avais seulement besoin de me mettre dans la peau d’un futur attaché.

Une des étapes de l’oral consistant à se présenter et à présenter son parcours professionnel, j’ai répété pendant trois semaines avec mon mari qui me filmait et je regardais chaque film, à chaque fois désespérée de voir que je bafouillais, que je me triturais les doigts et gesticulais sur mon siège en permanence.

La veille, le petit ami de ma fille ayant passé l’examen oral du barreau m’a interrogée comme s’il était un examinateur. Mise en situation totale : vêtements, maquillage, etc….

Le grand jour arrive.

Il fait très froid ; j’ai pris un gros manteau et suis partie à 7h du matin de Paris ; j’étais convoquée pour 10h. J’avais pris une grande marge de temps pour être sûre de ne pas avoir de problèmes dans les transports.

Paris se réveillait ; le jour commençait à pointer ; les rues étaient quasiment désertes. J’arrive au centre d’examen ; je vois tous ces jeunes qui sortent à peine des bancs de la fac ; je me sens très vieille à côté d’eux ; ils ont l’air tellement sûrs d’eux !

On m’appelle ; je me dirige vers les trois examinateurs ; je ne suis plus stressée ; j’ai l’impression d’être un poisson qui se jette à l’eau, alors j’y vais, mais calmement, heureuse d’être là. Je débite tout ce que je peux ; mon oral n’a pas été parfait, mais j’ai eu 15.

J’apprends que je suis reçue en avril et là, c’est une nouvelle course pour trouver un poste. J’envoie environ soixante candidatures ; je fais un tableau pour organiser tout cela.

Tous les entretiens auxquels j’ai participé se passent globalement bien. Les expériences sont multiples et parfois pénibles. Un DGS me dit que je suis la personne qu’il lui faut et que je dois attendre son courrier de confirmation pour recevoir deux mois plus tard une lettre négative. J’ai été amenée à connaître plusieurs expériences désagréables de ce genre.

Et puis un jour, je reçois un appel d’une collectivité où je n’avais pas postulé, mais qui avait trouvé mon cv sur Internet. Je vais à ce rendez-vous pour un poste dans un domaine que je ne connaissais pas du tout.

L’entretien se passe très bien, mais je n’hésite pas à dire que si le domaine m’intéresse fortement, pourtant je n’y connais rien. Ma spontanéité l’emportera ; une semaine après on confirme mon embauche.

Je suis toujours sur ce poste où j’ai été recrutée en 2011, et j’y suis vraiment très bien !


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