Comment valoriser la part invisible du métier d’enseignant ?

Comment valoriser la part invisible du métier d'enseignant ?

Une enquête réalisée par le SE-Unsa (Syndicat des enseignants du premier degré et du second degré), par questionnaire sur Internet du 17 mars au 30 juin 2014 auprès de 17938 enseignants, montre que 86% des enseignants pensent tout le temps à leur métier.

En plus du "mal à décrocher", ils ne se sentent pas toujours soutenus et compris. Au sujet des contraintes professionnelles, ils sont 74% à penser que leur hiérarchie ne les reconnaît pas, et 54% pour leur entourage personnel. Les enseignants ont le sentiment que le travail en dehors des heures de cours n’est pas estimé à sa juste valeur. Pour Stéphane Crochet, secrétaire national du SE-Unsa en charge de la formation, "Le métier d’enseignant n’est ni une planque, ni un sacerdoce, mais un vrai métier comme les autres, avec ses contraintes".

95 % des enseignants passent beaucoup de temps dans l’établissement en dehors des heures d’enseignement et 90 % travaillent à la maison. C’est cette part non visible du métier que les professeurs voudraient voir reconnus.

Si les enseignants sont fiers de leur métier, ils aimeraient plus de reconnaissance de la hiérarchie et de meilleures possibilités d’évolution. Mais ils sont 49% qui aimeraient changer de fonction dans le cadre de l’éducation nationale et 21% qui souhaiterait sortir du cadre éducatif.