Admission aux instituts régionaux d’administration IRA : réussir le concours 2016-2017

Admission aux instituts régionaux d'administration IRA : réussir le concours 2016-2017

Les informations sur le métier d’attaché d’administration de l’État sont présentes dans la fiche Concours d’entrée aux Instituts régionaux d’administration IRA.

Présentation des concours d’admission aux IRA

Trois concours permettent l’accès au cycle de formation :

  • Le concours externe pour les candidats titulaires au minimum d’une licence ou d’une titre ou diplôme classé au moins au niveau II, ou d’une qualification reconnue au moins équivalente à l’un de ces titres ou diplômes.
  • Le concours interne réservé aux candidats déjà en poste dans l’administration (fonctionnaires ou non titulaires), depuis au moins 4 ans.
  • Le troisième concours ouvert aux candidats ayant une expérience d’au moins 5 ans dans le secteur privé, ou en tant qu’élu local ou bénévole d’une association dans à un niveau de responsable.

Concours d’admission aux IRA : conditions d’accès

Conditions générales

Pour se présenter à l’un des trois concours d’admission aux IRA, il faut :

  • Posséder la nationalité française ou celle d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen. Attention, certains emplois comportant des attributions liées à l’exercice de prérogatives de la puissance publique ne sont accessibles qu’aux personnes de nationalité française.
  • Jouir des droits civiques.
  • Ne pas avoir subi de condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire incompatible avec l’exercice des fonctions.
  • Être en situation régulière au regard du code du service national.
  • Être apte physiquement à l’exercice des fonctions. Un examen médical obligatoire, qui a lieu en début de formation, permet de vérifier cette condition. Les candidats handicapés bénéficient sur demande, et sur avis du médecin agréé de l’administration, d’aménagements d’épreuves permettant d’adapter la durée et le fractionnement des épreuves à leurs moyens physiques ou de leur apporter les aides humaines et techniques nécessaires. À ce titre, ils doivent fournir lors de leur inscription un certificat médical et une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (ces commissions qui exercent au sein de la maison départementale des personnes handicapées se substituent aux COTOREP).
  • Ne pas appartenir, en qualité de stagiaire ou de titulaire, à l’un des corps au recrutement desquels contribuent les IRA.

Depuis la réforme de 2007, il n’y a plus de limitation dans le nombre de présentations aux concours.

Conditions de diplômes

Concours externe

Pour se présenter au concours externe, il faut justifier au plus tard le premier jour des épreuves du concours d’une licence ou d’un autre titre ou diplôme classé au moins au niveau II, ou d’une qualification reconnue au moins équivalente à l’un de ces titres ou diplômes dans les conditions fixées par le décret n° 2007-196 relatif aux équivalences de diplômes.

Concours interne

L’inscription au concours interne nécessite d’être fonctionnaire ou agent public non titulaire de l’État, d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public de l’État, territorial ou hospitalier, être militaire ou magistrat.

Le concours est également ouvert aux agents en fonction dans une organisation internationale intergouvernementale.

Il faut vous trouver en position d’activité, de détachement, de congé parental ou d’accomplissement du service national, et compter, à la date de clôture des inscriptions, 4 années au moins de services publics, y compris le service national ou les services militaires. Ne sont pas prises en compte les périodes de formation ou de stage dans une école ou un établissement ouvrant accès à un corps de la Fonction publique.

Le concours interne est également ouvert aux candidats qui justifient d’une durée de services accomplis dans une administration, un organisme ou un établissement d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen autres que la France dont les missions sont comparables à celles des administrations et des établissements publics dans lesquels les fonctionnaires mentionnés à l’article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée exercent leurs fonctions, et qui ont, le cas échéant, reçu dans l’un de ces états une formation équivalente à celle requise par les statuts particuliers pour l’accès aux corps considérés.

3e concours

L’accès au 3e concours est possible à condition de justifier, à la date de clôture des inscriptions, de l’exercice durant au moins 5 années au total d’une ou plusieurs activités professionnelles ou d’un ou plusieurs mandats de membre d’une assemblée élue d’une collectivité territoriale (conseil municipal, conseil régional, conseil général…) ou de responsable, y compris bénévole, d’une association.

Les périodes d’activités professionnelles prises en compte pour ce concours sont celles exercées en qualité de salarié de droit privé ou en qualité de travailleur indépendant. La durée de ces activités ou mandats ne peut être prise en compte que si les candidats n’avaient pas, lorsqu’ils exerçaient, la qualité de fonctionnaire, de magistrat, de militaire ou d’agent public. Les périodes au cours desquelles l’exercice d’une activité professionnelle et l’exercice d’un mandat d’élu auront été simultanés ne sont prises en compte qu’à un seul de ces deux titres.

Épreuves du concours d’admission aux IRA

Concours externe

Épreuves écrites d’admissibilité :

  • Épreuve de composition sur un sujet d’ordre général portant sur la place des pouvoirs publics et leur rôle dans les grands domaines de l’intervention publique (société, économie, emploi, santé, culture, territoires, relations extérieures…) permettant d’évaluer l’ouverture au monde des candidats, leur aptitude à l’analyse et au questionnement ainsi que leur capacité à se projeter dans leur futur environnement professionnel. Durée 4 heures, coef. 4.
  • Épreuve constituée d’une série de six questions à réponse courte portant sur des éléments essentiels du droit public, des questions européennes, de la gestion des ressources humaines, des questions sociales, des finances publiques et de l’économie. Chaque question pourra être accompagnée d’un ou plusieurs documents en rapport avec la question posée (pas plus d’une page au total). Durée 4 heures, coef. 4.

Notation : le droit public est noté sur 20 points, les questions européennes, la GRH, les questions sociales, les finances publiques et l’économie sont notées sur 10 points.

Épreuves orales d’admission :

  • Entretien avec le jury visant à évaluer les qualités personnelles du candidat, son potentiel, son comportement face à une situation concrète, le cas échéant sous forme d’une mise en situation. L’entretien débute par une présentation par le candidat de son parcours et de sa motivation. En vue de l’épreuve d’entretien, le candidat admissible adresse une fiche individuelle de renseignement au service gestionnaire du concours. Durée 25 minutes dont 5 minutes au plus de présentation par le candidat, coef. 4.
  • Épreuve de langue vivante étrangère consistant en un entretien à partir d’un texte court rédigé dans l’une des langues suivantes au choix du candidat (ce choix étant exprimé lors de l’inscription au concours) : allemand, anglais, espagnol, italien. Préparation 15 minutes, conversation 15 minutes, coef. 1.

Les notes obtenues ne sont prises en compte que dans la limite de 15 points.

Concours interne

Épreuves écrites d’admissibilité :

  • Rédaction, à partir d’un dossier à caractère administratif, d’une note permettant de vérifier les qualités de rédaction, d’analyse et de synthèse du candidat ainsi que son aptitude à dégager des solutions appropriées.
  • Réponse à une ou deux questions qui peuvent être en rapport avec le dossier documentaire et permettant de vérifier les connaissances générales du candidat et sa connaissance de la gestion des ressources humaines dans les administrations publiques.

Durée 4 heures ; coef. 4 dont coef. 1 pour la ou les questions.

Épreuves orales d’admission :

  • Entretien avec le jury visant à apprécier la personnalité, les aptitudes du candidat ainsi que sa motivation et à reconnaître les acquis de son expérience professionnelle. Pour conduire cet entretien qui a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience professionnelle, d’une durée de cinq minutes au plus, le jury dispose du dossier constitué par le candidat en vue de la reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle (RAEP).

Au cours de cet entretien, le candidat est également interrogé sur la place des pouvoirs publics et leur rôle dans les grands domaines de l’intervention publique ainsi que sur des questions relatives aux connaissances administratives générales.

En vue de l’épreuve orale d’admission, le candidat établit un dossier de reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle qu’il remet au service organisateur. Durée 25 minutes, coef. 4.

  • Épreuve facultative orale de langue vivante étrangère consistant en un entretien à partir d’un texte court rédigé dans l’une des langues suivantes au choix du candidat (ce choix étant exprimé lors de l’inscription au concours) : allemand, anglais, espagnol, italien. Préparation 15 minutes, conversation 15 minutes, coef. 1.

Troisième concours

Épreuves écrites d’admissibilité :

  • Note de synthèse sur dossier sur un sujet d’ordre général portant sur la place des pouvoirs publics et leur rôle dans les grands domaines de l’intervention publique (société, économie, emploi, santé, culture, territoires, relations extérieures…) permettant d’évaluer l’ouverture au monde des candidats, leur aptitude à l’analyse et au questionnement ainsi que leur capacité à se projeter dans leur futur environnement professionnel.
  • Réponse à une ou deux questions qui peuvent être en rapport avec le dossier documentaire et permettant de vérifier les connaissances générales du candidat et sa connaissance de la gestion des ressources humaines dans les administrations publiques.

Durée 4 heures, coef. 4 dont coef. 1 pour la ou les questions

Épreuves orales d’admission :

  • Entretien avec le jury visant à apprécier la personnalité, les aptitudes du candidat ainsi que sa motivation et à reconnaître les acquis de son expérience professionnelle. Pour conduire cet entretien qui a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience professionnelle d’une durée de cinq minutes au plus, le jury dispose du dossier constitué par le candidat en vue de la reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle.

Au cours de cet entretien, le candidat est également interrogé sur la place des pouvoirs publics et leur rôle dans les grands domaines de l’intervention publique ainsi que sur des questions relatives aux connaissances administratives générales.

En vue de l’épreuve orale d’admission, le candidat établit un dossier de reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle qu’il remet au service organisateur. Durée 25 minutes, coef. 4.

  • Épreuve facultative orale de langue vivante étrangère consistant en un entretien à partir d’un texte court rédigé dans l’une des langues suivantes au choix du candidat (ce choix étant exprimé lors de l’inscription au concours) : allemand, anglais, espagnol, italien. Préparation 15 minutes, conversation 15 minutes, coef. 1.

Concours d’admission aux IRA interne et 3e voie : épreuve de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle

RAEP : définition

La reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle (RAEP) est un mécanisme d’évaluation et de comparaison des savoirs, des compétences et aptitudes professionnelles, fondé sur des critères professionnels.

L’évaluation des acquis de l’expérience permet à un jury de conclure de la capacité des personnes concernées à exercer de nouvelles fonctions et/ou responsabilités et de départager les candidats à un examen ou un concours au vu de ces critères.

À noter : le dossier RAEP n’entraîne pas une validation des acquis de l’expérience (VAE).

Mise en place de la RAEP dans la Fonction publique

La loi du 2 février 2007 relative à la modernisation de la Fonction publique a ouvert la possibilité d’introduire une épreuve de RAEP dans les concours de la Fonction publique.

Ce nouveau type d’épreuve, qui trouve sa place dans le cadre des voies de recrutement existantes (concours externe, interne, 3e concours et examen professionnel), substitue aux exercices académiques traditionnels des modalités nouvelles de mise en œuvre du recrutement par concours, permettant aux candidats de valoriser l’expérience professionnelle acquise dans l’exercice de leurs fonctions au sein d’une administration, d’un service déconcentré, d’un établissement public, d’une collectivité territoriale, ainsi que celle acquise en qualité de salarié d’une entreprise, de responsable d’une association ou d’élu d’une collectivité territoriale…, en lien avec le métier auquel il postule.

Déjà mis en place dans différents ministères tels que la justice, les finances, la santé, la culture, l’écologie…, toutes les directions des ressources humaines ont été sensibilisées à l’intérêt qui s’attache au développement de ce type d’épreuve tant pour favoriser la promotion interne que pour assurer un enrichissement des modalités de recrutement par concours de personnes extérieures à l’administration.

La RAEP aux concours interne et 3e voie d’admission aux IRA

L’épreuve se déroule en deux temps :

  • Le jury prend connaissance du dossier-type renseigné par le candidat comportant une présentation par écrit de son parcours professionnel. Ce dossier, qui n’est pas noté et qui servira de support à la conversation avec le jury, devra comporter des informations suffisamment précises sur la nature de l’activité professionnelle passée du candidat et les compétences qu’il a développées à ce titre.
  • Le jury, lors de l’entretien, apprécie la personnalité, les aptitudes, la motivation du candidat mais aussi identifie et évalue son activité et ses compétences au regard des profils recherchés.

Programme des épreuves du concours d’admission aux IRA

Il s’agit du programme du questionnaire à réponse courte, deuxième épreuve écrite du concours externe.

I. DROIT PUBLIC

1. Droit constitutionnel

A - Théorie générale de l’État
1. L’État et la Constitution :
Définition et formes de l’État ; le pouvoir constituant originaire ou dérivé ; séparation souple ou rigide des pouvoirs ; régime parlementaire ou présidentiel ; démocratie représentative ou directe ; Constitution formelle ou matérielle ; Constitution écrite ou coutumière ; la jurisprudence constitutionnelle ; la révision constitutionnelle.
2. Le contrôle de constitutionnalité en France :
L’État de droit et le constitutionnalisme ; la hiérarchie des normes ; la normativité de référence ; le Conseil constitutionnel ; le contrôle de constitutionnalité des traités ; le contrôle de constitutionnalité des lois par voie d’action ou de question prioritaire de constitutionnalité.

B - Les institutions politiques françaises actuelles
1. Le pouvoir exécutif :
- le Président de la République et les services de l’Élysée ;
- le Premier ministre et le Gouvernement ; le Secrétariat général du Gouvernement ; les cabinets ministériels ;
- la responsabilité pénale des membres du pouvoir exécutif. 2. Le pouvoir législatif :
- l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée nationale et du Sénat ;
- bicaméralisme inégalitaire et parlementarisme rationalisé ;
- le Parlement et la fonction de représentation ; le référendum législatif ;
- la fonction de législation : lois ordinaires ; lois organiques ; lois en matière financière, sécuritaire ou diplomatique ;
- la fonction de contrôle et la responsabilité politique du Président de la République ou du Gouvernement.

2. Institutions administratives

A - L’organisation administrative de l’État :
1. Cadres juridiques et territoriaux de l’organisation administrative :
- centralisation, déconcentration et pouvoir hiérarchique ;
- décentralisation territoriale ou fonctionnelle ; le contrôle administratif et financier de l’État sur les institutions décentralisées.
2. L’administration de l’État :
- administration centrale, services à compétence nationale, services déconcentrés, autorités déconcentrées : préfets de région et de département, sous-préfets et maires, agents de l’État ;
- autorités indépendantes : Autorité de la concurrence, Conseil supérieur de l’audiovisuel et Défenseur des droits ;
- organes centraux de conseil et de contrôle : Conseil d’État ; Conseil économique, social et environnemental ; Inspection générale des finances ; Cour des comptes et chambres régionales ou territoriales des comptes.

B - L’organisation décentralisée de la République :
1. L’encadrement constitutionnel :
La libre administration des collectivités territoriales ; les principes généraux de la décentralisation ; la démocratie locale.
2. Les collectivités territoriales :
- les collectivités de droit commun de métropole : assemblées délibérantes et exécutifs des communes, départements et régions ;
- les collectivités territoriales à statut dérogatoire de métropole : Paris, Lyon et Marseille ; la Corse ;
- les collectivités territoriales d’outre-mer : collectivités de l’article 73 ; collectivités de l’article 74 et Nouvelle-Calédonie.
3. Les autres institutions décentralisées :
- les établissements publics de coopération intercommunale : institutions et compétences ;
- les établissements publics fonctionnels à caractère administratif ou industriel et commercial ; les groupements d’intérêt public.

3. Droit administratif

A. L’action administrative
1. La légalité administrative :
- incompétence du juge de l’excès de pouvoir et actes de gouvernement ; irrecevabilité du recours pour excès de pouvoir et mesures d’ordre intérieur ;
- les sources du droit administratif ;
- juridiction administrative et contrôles de conventionalité ou de légalité.

2. Les actes administratifs :
- les actes administratifs unilatéraux : décrets ou ordonnances ; acte administratif réglementaire ou individuel ; le pouvoir réglementaire ; la procédure administrative non contentieuse : consultation, motivation, transparence ; les conditions d’entrée en vigueur de l’acte administratif ; l’abrogation et le retrait de l’acte administratif unilatéral.
- les contrats administratifs : critères de distinction entre contrats administratifs et contrats privés de l’administration ; le régime juridique des contrats administratifs ; marchés publics et délégations de service public.

3. Le service public :
- définition de la notion de service public ; services publics constitutionnels ; services publics administratifs et services publics industriels et commerciaux ; les grands principes du service public ; les modes de gestion du service public ; service public et service économique d’intérêt général.

4. La police administrative :
- polices administrative et police judiciaire ; définition de la police administrative ; police administrative générale et polices administratives spéciales ; police municipale ;
- les autorités de police administrative ; pouvoirs et mesures de police administrative ;
- le contrôle juridictionnel des mesures de police administrative.

B. La responsabilité administrative :
1. Les principes généraux de la responsabilité des personnes publiques ; faute de service et faute personnelle ; la théorie du cumul des fautes ;
2. La responsabilité administrative pour faute : faute prouvée ou faute présumée ; faute prouvée simple ou lourde ;
3. La responsabilité sans faute de l’administration : responsabilité pour risque et responsabilité pour rupture de l’égalité devant les charges publiques ;
4. Les régimes légaux de responsabilité administrative.

II. QUESTIONS EUROPÉENNES

1. Les grandes étapes de la construction européenne et les différents élargissements
A. Les traités fondateurs de Paris et Rome.
B. Le compromis de Luxembourg.
C. L’acte unique européen.
D. Les traités de Maastricht, Amsterdam et Nice.
E. Le traité établissant une constitution pour l’Europe.
F. Le traité de Lisbonne.

2. Les aspects institutionnels de l’Union européenne
A. Adhésion et retrait de l’UE.
B. Composition et attributions des institutions de l’UE.
C. Composition et attributions des organes suivants : comité des régions ; comité économique et social ; COREPER ; Banque européenne d’investissement.
D. Rôle des parlements nationaux :
- compétences : internes et externes ;
- catégories : principes directeurs (attribution, subsidiarité et proportionnalité) ;
- compétences d’exécution. E. Révision des traités.
F. Processus décisionnels au Conseil et au Parlement européen.

3. Le droit de l’Union européenne
A. Les sources du droit de l’Union européenne : droit primaire ; droit conventionnel ; principes généraux du droit ; droit dérivé.
B. Articulation entre le droit de l’Union européenne et le droit national : primauté ; effet direct ; autonomie procédurale ; effectivité.
C. Protection des droits fondamentaux.

4. Le droit du contentieux de l’Union européenne
A. Recours en annulation et en carence.
B. Recours en manquement.
C. Exception d’illégalité.
D. Responsabilité extracontractuelle de l’Union européenne et des États membres.
E. Renvoi préjudiciel.

5. Le droit matériel de l’Union européenne
A. Libre circulation des personnes et citoyenneté européenne.
B. Libre circulation des marchandises.
C. Libre prestation de services.
D. Libre circulation des capitaux.
E. Politique agricole commune.
F. Politique régionale : fonds structurels et fonds de cohésion.
G. Politique commerciale commune.
H. Politique économique et monétaire.
I. Politique étrangère et de sécurité commune.
J. Politique sociale.

III. QUESTIONS SOCIALES

1. Notions de démographie
A. Les évolutions démographiques depuis le début du XXe siècle :
- natalité, fécondité, mortalité, espérance de vie, excédent nature ;
- population urbaine, périurbaine et rurale. B. Les mouvements migratoires : perspectives historiques et actualités.
C. Vieillissement de la population.
D. Structure de la population active

2. La protection sociale
A. Le système français de sécurité sociale y compris l’indemnisation du chômage : principes essentiels ; organisation ; rôle des partenaires sociaux ; la gouvernance ; les « risques » couverts ; le financement ; les dépenses et la maîtrise des coûts ; les différentes réformes.
B. La protection sociale complémentaire.
C. L’aide sociale.
D. L’action sociale (définition et exemples).
E. L’Europe sociale : principes essentiels.

3. Les politiques sociales
A. Les politiques de cohésion sociale : inégalités et redistribution ; lutte contre la pauvreté et l’exclusion.
B. Les politiques d’égalité des chances et de lutte contre les discriminations : politique de la ville ; intégration des immigrés ; lutte contre les discriminations.
C. Les aspects sociaux de la politique en matière de logement : aides au logement et hébergement d’urgence.
D. La politique de la famille et la protection de l’enfance.
E. La politique du handicap.
F. La dépendance.
G. Le rôle des collectivités territoriales dans les politiques sociales.

4. Le marché du travail et de l’emploi
A. La situation de l’emploi et les caractéristiques du chômage.
B. Le coût du travail et la productivité de la main d’œuvre.
C. Les politiques de lutte contre le chômage, le service public de l’emploi.
D. La formation professionnelle.

5. Le travail salarié A. La relation individuelle de travail :
- le contrat de travail ;
- le recrutement ;
- le licenciement. B. Les relations collectives : les syndicats ; les institutions représentatives du personnel.
C. Conflits et négociation : le droit de grève ; la négociation collective.

6. Les politiques de santé
A. L’état de santé de la population.
B. Les éléments essentiels des politiques de santé publique et de l’offre de soins.
C. Le pilotage des politiques de santé.

IV. FINANCES PUBLIQUES

1. L’approche globale des finances publiques
A. Les sources juridiques :
- les traités et normes européennes applicables aux finances publiques nationales ;
- les dispositions à caractère budgétaire, fiscal et financier de la Constitution de la Ve République ;
- la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001 ;
- les textes réglementaires relatifs à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- les règles issues du droit budgétaire (annualité, unité, universalité, spécialité, sincérité).
B. Les concepts propres aux finances publiques :
- équilibres et déficits ;
- l’impôt (définition, structuration, fonctions) ;
- les prélèvements obligatoires ;
- les dépenses fiscales ;
- l’endettement public, son financement et sa gestion.
C. Les acteurs des finances publiques :
- les instances internationales et européennes ;
- les administrations financières ;
- les gestionnaires, ordonnateurs et comptables ;
- les juridictions financières. D. Le pilotage des finances publiques :
- la gouvernance financière et budgétaire de la zone euro ;
- les incidences économiques des mesures budgétaires et fiscales ;
- l’approche consolidée des finances étatiques, sociales et locales ;
- la maîtrise de la dépense publique ;
- l’évaluation des politiques publiques.

2. L’approche spécifique des finances étatiques
A. Les lois de finances :
- les différentes catégories de lois de finances ;
- contenu et structure des lois de finances ;
- préparation et adoption des projets de loi de finances ;
- exécution et contrôle des lois de finances ;
- loi de finances et loi de programmation des finances publiques ;
- loi de finances et loi de financement de la sécurité sociale ;
- loi de finances et budgets des collectivités territoriales (autonomie des collectivités territoriales, dotations étatiques et mécanismes de péréquation financière). B. Les ressources :
- les différentes ressources fiscales de l’État ;
- les autres ressources étatiques de nature patrimoniale ou résiduelle ;
- les ressources d’emprunts ;
- prélèvements sur recettes (collectivités territoriales et Union européenne) et ressources affectées (Sécurité sociale).
C. Les dépenses :
- la nouvelle architecture budgétaire par missions et par programmes ;
- la nomenclature budgétaire par destination et par nature ;
- la portée et les modifications apportées en cours d’exécution à l’autorisation initiale de dépenser ;
- les dépenses pluriannuelles.
D. La gestion budgétaire et comptable :
- le pilotage par la performance (globalisation et fongibilité asymétrique des crédits budgétaires, budgets et unités opérationnels de programmes, indicateurs, projets et rapports annuels de performance) ;
- le processus de recouvrement des recettes de l’État ;
- le processus d’exécution des dépenses de l’État ;
- la gestion déconcentrée des crédits budgétaires ;
- la gestion de la dette de l’État ;
- la certification des comptes de l’État.

V. LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

1. Notions générales
A. Historique et objectifs de la gestion des ressources humaines.
B. Enjeux stratégiques de la gestion des ressources humaines : compétence ; efficience ; mobilisation des personnels ; adaptation aux changements.
C. Les outils de la gestion des ressources humaines : indicateurs ; bilans sociaux ; audits ; informations projectives ; les systèmes d’information des ressources humaines.
D. Le management et le rôle des cadres dans la gestion des ressources humaines.

2. Les spécificités de la gestion des ressources humaines dans les administrations publiques
A. Les principes généraux du statut général des fonctionnaires et leur application.
B. Droits et obligations du fonctionnaire, déontologie et discipline.
C. La gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences.
D. L’accès aux emplois publics.
E. La mobilité, les parcours et la promotion.
F. La formation.
G. L’évaluation.
H. Le dialogue social et la participation.

VI. ÉCONOMIE

1. Les notions économiques élémentaires
A. Les mécanismes de l’économie :
1. Les acteurs de l’économie : les ménages ; les entreprises ; les sociétés financières ; les administrations publiques.
2. Les fonctions économiques :
- les opérations sur les biens et services : la production (PIB, Valeur Ajoutée), la consommation, l’Investissement, les échanges extérieurs.
- les opérations de répartitions : les revenus des acteurs (profits, salaires), les transferts, les prélèvements (impôts, taxes).
B. Les mécanismes monétaires :
1. La monnaie : les fonctions de la monnaie ; la création monétaire ; le contrôle de la création monétaire ; les agrégats monétaires ; la demande de monnaie.
2. Les Marchés :
- le marché des changes : le marché des devises, le système de taux de change, le taux de change nominal, le taux de change réel.
- le marché monétaire et financier : le marché des actions, marché des obligations, marché interbancaire, taux directeurs.

2. Les enjeux économiques
A. La croissance économique :
1. Notions élémentaires de la croissance : les facteurs économiques ; les rendements factoriels décroissants.
2. Les déterminants de la croissance : le progrès techniques ; l’innovation ; les infrastructures ; le capital humain ; les externalités.
3. Le rôle de l’État : les politiques de croissance ; la croissance durable ; inégalités de croissance.
B. Le chômage et l’emploi :
1. Le marché du travail :
- définitions et mesures : chômage, population active, les différentes mesures du chômage et de l’emploi.
- principales caractéristiques du marché du travail : chômage selon les catégories (femmes, jeunes, qualifiés etc.), évolution du marché du travail (nouvelles formes d’emploi, travail qualifié et non qualifié, secteurs, etc).
2. Causes du chômage : théories classiques et keynésiennes du chômage ; rigidités des salaires ; productivité-chômage ; lien inflation-chômage ; NAIRU ; concurrence des pays à bas salaires ; rôle du progrès technique.
C. L’inflation :
1. Définitions et mesures de l’inflation : inflation ; désinflation ; déflation ; indice de prix.
2. Causes et effets de l’inflation : inflation par les coûts (salaires, boucle prix salaire, inflation importée) ; inflation et monnaie ; inflation par la demande ; effets sur l’activité économique nationale et internationale ; effets sur la répartition du revenu.
D. La mondialisation :
1. Commerce international :
- la spécialisation internationale : avantages comparatifs et autres analyses traditionnelles.
- les nouvelles théories du commerce mondial : la concurrence imparfaite (économie d’échelle et différenciation des produits).
- libre échange et protectionnisme : politique commerciale, les regroupements régionaux, concurrence déloyale, stratégie des firmes.
- les acteurs : les multinationales, les États, et les institutions internationales, les investisseurs institutionnels.
2. La globalisation financière :
- le marché financier international : transactions internationales, mobilité des facteurs de production et interpénétration des économies.
- les crises financières et réponses (politique préventive et curative).
3. Le sous-développement : analyse des causes ; les outils de mesure du développement ; les organisations internationales de développement.
4. L’Union européenne :
- La construction européenne : de la CECA à la zoneeuro ; les élargissements, la place de l’Europe dans le monde.
- Analyse économique de l’Europe : zone monétaire optimale, théorie de l’union douanière, politique monétaire et budgétaire européenne.
E. Les politiques économiques :
1. Les politiques conjoncturelles : les politiques budgétaires ; les politiques monétaires.
2. Les politiques structurelles : la politique de l’emploi ; la politique de la concurrence ; la politique industrielle, la politique de l’environnement.


Informations complémentaires :

- Les IRA :

- La page des IRA sur le portail de la fonction publique