Cour des Comptes, la fessée mensuelle

Cour des Comptes, la fessée mensuelle

Le rendez-vous est désormais régulier. Tous les mois, la Cour des Comptes administre une correction à la fonction publique. Cette fois, c’est le mille-feuille des services locaux de l’Etat qui est vilipendé.

Un travail que les sages de la Rue Cambon ont préparé de longue date car la tâche est colossale. La Cour a étudié pendant un an les délégations des ministères dans chaque région et chaque département. Entre la multitude de Directions (Dirrecte, DDT, DRJSCS, Dreal, etc.), les agences (Pôle emploi, ADEME, …) les recoupements, les chevauchements de compétences, les services fantômes sans effectifs, les missions assurées conjointement avec les collectivités locales, etc, ce que l’on nomme souvent le mille-feuille administratif se double d’un écheveau inextricable de compétences et de missions.

La Cours préconise trois grands axes : la refondre des services en sous effectif, la chasse aux doublons (au sein de l’État, mais aussi avec les collectivités territoriales) et de favoriser la mobilité des agents entre les services. Le timing est parfait. Ce rapport paru le 11 juillet intervient juste avant le prochain comité interministériel de modernisation de l’action publique (Cimap).

Pour encadrer la réorganisation, le Cour prône un renforcement de l’autorité des préfets de région sur les préfets de département. Des préconisations qui rejoignent celles déjà formulées au sujet du mille-feuille territorial.


Voir en ligne : Télécharger le rapport sur l’organisation territoriale de l’État