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Dimitri, 20 ans, lauréat du concours de gardien de la paix et passionné par les métiers de l’urgence

Dimitri, 20 ans, lauréat du concours de gardien de la paix et passionné par les métiers de l'urgence

Passionné depuis mon plus jeune âge par les métiers de l’urgence, je m’imaginais médecin ou pilote d’hélicoptère dans le domaine sanitaire. Comblant cette envie d’apaiser les souffrances et d’apporter des soins aux victimes par le biais d’activités associatives, mon choix d’orientation professionnelle s’est alors dirigé vers la Police nationale. On ne soigne pas, mais on protège. C’est une façon de se sentir utile, et même indispensable, entraînant le goût du travail, et surtout la fierté de représenter notre République, notamment par le port de l’uniforme.

Mon objectif premier était de décrocher un baccalauréat (la spécialité ne m’importait peu), dans le but de répondre aux conditions nécessaires afin de prétendre à un emploi de Gardien de la Paix. Tout au long de ma scolarité pré-bac, je n’ai pas hésité à me rendre dans les commissariats afin d’éveiller ma curiosité quant au recrutement, à la formation, et à l’évolution de carrière. J’ai pu y rencontrer des Adjoints de Sécurité, des Gardiens de la Paix, des gradés… Tous avaient des parcours différents, mais partagent aujourd’hui la même passion. Oui, tous les chemins mènent à la Police, il suffit de s’en donner les moyens. Ces échanges n’ont fait qu’augmenter ma motivation, et m’ont surtout rassuré quant à mon parcours scolaire, étant issu d’une filière axée sur les technologies industrielles, donc très différente de la Police nationale.

En juin 2010, je parviens à obtenir mon Baccalauréat Technologique  : ça y est… je peux m’inscrire au prochain concours. Peu à peu, mes projets se concrétisent, mais engendrent des inquiétudes relatives à mon avenir professionnel. Et si je ne réussis pas le concours, que vais-je faire avec mon Bac ? Soucieux du futur, je décide alors de m’inscrire en Brevet de Technicien Supérieur à la rentrée de septembre 2010. En parallèle, je prépare le concours externe de Gardien de la Paix, prévu pour le mois d’avril 2011. Je donne priorité à la préparation du concours, je n’ai pas droit à l’erreur, c’est l’occasion de parvenir à mon objectif. Bien évidemment, ça a eu un impact sur ma vie privée, mes sorties se sont vues limitées… mais c’était pour la bonne cause, mon avenir professionnel.

Mardi 5 avril 2011, je suis confronté à la réalité : des milliers de candidats présents, pour 450 postes. Le matin, tests psychotechniques, il fait très froid. L’après-midi, QCM et étude de texte, il fait très chaud. C’est comme ça, ce jour-là j’avais mon avenir entre les mains, alors j’ai dû m’adapter, et ne pas me laisser déstabiliser par des aléas climatiques. La concurrence était rude, la majorité des candidats était diplômée de l’enseignement supérieur, je me sentais petit.

Mes efforts ont été gratifiants, puisque j’apprends que je suis déclaré admissible. Je réalise que cette chance ne se reproduira peut-être jamais, alors je dois la saisir des deux mains, et me donner les moyens de parvenir à mon objectif. Entraînements sportifs quotidiens et simulations d’oraux, en parallèle de mon stage en entreprise pour mon BTS. Il n’y a pas de secret, pour réussir, il faut travailler !

L’oral, moment crucial, je dois faire bonne impression, faire comprendre que je suis fait pour ce métier, mais aussi que cette décision est réfléchie. Je me suis inscrit au concours par vocation, par passion, et non sur un coup de tête. A moi de le leur faire comprendre. La majorité des questions qui m’ont été posées ne m’ont pas surpris, car en effet, j’avais pris le soin de lire les messages des anciens candidats au concours, sur le forum Cap Public. Malgré tout, j’avais peur, il s’agissait des vingt-cinq minutes les plus importantes du concours. Pour le sport, j’étais plus confiant. En effet, on connaît à l’avance le déroulement de l’épreuve, j’avais donc pu m’entraîner correctement, alors qu’un oral reste tout de même imprévisible.

Le 24 juin 2011, la liste des candidats déclarés admis est diffusée, et j’ai le plaisir d’y trouver mon nom. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que tout mon travail et tous mes sacrifices m’ont été bénéfiques.

Je parcours régulièrement le forum Cap Public, en quête de la moindre information concernant une éventuelle incorporation en école : j’ai tellement hâte !


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