Filière : Les métiers de l’animation

Les postes offerts dans ce secteur sont variés et les structures d’accueil diversifiées. Mettre en place des projets pour sensibiliser un public ciblé, voici comment pourraient se définir les métiers de l’animation, ce qui peut se traduire par des actions d’information sur les problèmes de l’environnement, une manifestation culturelle… Ces projets, permanents ou ponctuels, sont déterminés en fonction du public qu’ils cherchent à atteindre (jeunes, entreprises…) et du message à faire passer.

Ces hommes et ces femmes de terrain oeuvrent dans la proximité et leur fonction consiste à encadrer, communiquer et informer. Les agents d’animation sont pour la plupart des contractuels, c’est-à-dire qu’ils sont employés pour une durée déterminée. Leur situation peut donc paraître précaire.

Mais qu’ils travaillent dans le secteur jeunesse et loisirs, dans l’animation culturelle, ou encore dans la sensibilisation à l’environnement et à la science, l’importance de leur action est reconnue par les administrations qui les emploient.

Jeunesse et loisirs

Les collectivités locales ont développé des centres de loisirs dans les communes, afin d’accueillir des enfants de tout âge et emploient donc des agents territoriaux – cadres d’emplois : animateurs (cat. B) ; adjoint d’animation (cat. C) – chargés d’assurer l’animation au sein de ces centres. Le responsable de centres de loisirs (cat. B, C) construit un projet cohérent et organise l’ensemble des activités qui seront offertes dans son établissement. Dans le cadre du projet du centre interviennent des animateurs loisirs (cat. B, C), chargés d’accueillir un groupe d’enfants. Pédagogues et enthousiastes, ils proposent des activités d’animation et de loisirs à des enfants qui, bien souvent, débordent d’énergie !

La Ville de Paris recrute des adjoints administratifs (cat. C) dans la "spécialité animation". Ceux-ci encadrent les enfants pendant les différentes activités proposées par la ville, en dehors du cadre scolaire. À ce titre, ils assurent des fonctions de direction des structures périscolaires. Ils peuvent parfois être amenés à encadrer les déplacements scolaires en tant qu’animateurs de classe nature.

Le métier d’adjoint d’animation territorial

Le métier d’animateur

L’animation culturelle

Les projets abondent dans le domaine culturel. Festivals, spectacles, mise en valeur de collections… Que ce soit dans un secteur spécifique (arts plastiques, spectacle vivant…) ou non, les établissements culturels organisent volontiers ce genre de manifestations à l’intention des écoles ou d’un public plus large. Le chargé de mission culture – dans la Fonction publique territoriale, cadre d’emplois : attaché (cat. A), rédacteur (cat. B) ou animateur (cat. B) – a un rôle à la fois d’organisateur, de communicant et de sécurité. C’est lui qui gère le déroulement de l’événement dans sa totalité. Les actions culturelles qui sont décidées sont multiples. L’animateur culturel (cat. B) – cadre d’emplois : rédacteur (cat. B), technicien supérieur (cat. B), assistant socio-éducatif (cat. B) ou animateur territorial (cat. B) – met en œuvre les actions culturelles définies en équipe avec les différents intervenants.

Dans un domaine plus particulier, l’animateur du patrimoine (cat. B, C) – cadre d’emplois : animateur territorial (cat. B) ou adjoint d’animation (cat. C) – travaille au sein des offices de tourisme, organise et met en valeur des expositions, temporaires ou permanentes. Il peut également être amené à animer des ateliers et des parcours pédagogiques. Le jeune public est particulièrement visé par les actions de sensibilisation à l’architecture et au patrimoine. Leur rôle : enrichir les connaissances, privilégier les contacts directs avec le patrimoine et les spécialistes, stimuler la créativité des enfants, en somme, éduquer le citoyen de demain.

L’animateur du patrimoine (cat. A) (niveau licence, de préférence en histoire de l’art) met en place et dirige le service éducatif et coordonne l’ensemble des interventions. Il est le pivot de l’animation locale du patrimoine qu’il cherche à valoriser. L’animateur est recruté directement par les communes qui ont signé la convention de Ville et Pays d’art et d’histoire. Il passe devant un jury qui se compose de représentants du ministère de la Culture et des collectivités. Contractuels, ils sont néanmoins de plus en plus intégrés par les collectivités dans le statut de fonctionnaires. Ainsi, le concours d’animateur du patrimoine est ouvert aux attachés de conservation du patrimoine (cat. A) et aux conservateurs du patrimoine (cat. A) qui dépendent de la Fonction publique territoriale.

Sous la tutelle de l’animateur, le guide-conférencier (cat. A - vacataire) se charge des prestations programmées par le service patrimoine de la ville. Concrètement, les activités proposées alternent entre visites, journées thématiques ou encore ateliers du patrimoine. Leur travail s’inscrit étroitement dans le travail de formation générale assuré par les enseignants de l’Éducation nationale. Animateurs et enseignants sont donc amenés régulièrement à s’associer pour affiner les méthodes d’éducation au patrimoine. Les guides-conférenciers sont agréés par le ministère de la Culture à l’issue d’un examen d’aptitude organisé généralement par les directions régionales des affaires culturelles (Drac), ce qui leur donne une qualification professionnelle. Titulaires de leur carte professionnelle, ils travaillent à la vacation ou en tant que contractuels (dans les services éducatifs).

Sensibilisation à l’environnement et à la science

Diminution des risques de pollution, amélioration du cadre de vie des citoyens, protection des milieux naturels, développement durable… L’environnement est, depuis de nombreuses années, au cœur des politiques publiques. De plus en plus d’actions de sensibilisation et de prévention sont menées par des animateurs pour faire connaître au public les risques et leurs conséquences sur la santé, sur la nature et sur les conditions de vie futures. L’animateur nature et environnement (cat. B) – cadre d’emplois : contrôleurs de travaux (cat. B) ou animateurs (cat. B) – est chargé d’actions de découverte, du suivi scientifique et de l’éducation à l’environnement et contribue, en ce sens, à la préservation du territoire.

Le chargé de mission éducation à l’environnement (cat. A, B), la plupart du temps ingénieur (cat. A), technicien supérieur (cat. B), ou animateur (cat. B), élabore des programmes d’information, de sensibilisation et de découverte du public. Ces plans de sensibilisation peuvent être destinés aux habitants des collectivités locales, aux entreprises, aux élèves… Par exemple, dans le cadre de la mise en place du tri sélectif dans les communes, les collectivités ou les établissements publics, tels que l’agence de développement et de la maîtrise d’énergie (ADEME), emploient des ambassadeurs du tri sélectif (cat. C), qui font du porte à porte ou interviennent en milieu scolaire afin d’informer la population. D’autres métiers sont amenés à se développer : éco-interprètes (cat. B), formateurs environnement ou encore conseillers environnement. Le thème de l’écologie est de plus en plus abordé dans les établissements scolaires et les collectivités locales développent des programmes d’actions de conseil et d’information. Dans les parcs naturels, les animateurs nature (cat. B) interviennent auprès du grand public afin de le sensibiliser, dans une démarche scientifique, aux problèmes de l’environnement.

A l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), la diffusion des connaissances scientifiques passe par les chargés de médiation scientifique (cat. A - niveau licence) et les médiateurs scientifiques (cat. A) proprement dits (niveau doctorat, diplôme d’ingénieur), qui travaillent notamment dans un musée de l’Éducation nationale. Ils sont chargés de concevoir et de mettre en place des animations à caractère technique et scientifique, afin d’informer et de sensibiliser le public dans le cadre des recherches qu’ils effectuent au sein de l’institut.

Culture et patrimoine

Au niveau régional, le ministère de la Culture et de la Communication est présent via ses Directions régionales des affaires culturelles (Drac). La valorisation du patrimoine français est un enjeu important pour les collectivités, car le rayonnement culturel est un facteur clé du développement économique. L’Etat a mis en place, en 1985, un label "Ville d’art et d’histoire" et "Pays d’art et d’histoire", fixé par une convention. Les villes signataires, soutenues financièrement par le ministère de la Culture, s’engagent à recruter elles-mêmes le personnel chargé de la valorisation du patrimoine. Actuellement, 130 villes ont signé la convention et détiennent le label "Ville d’art et d’histoire". Grâce aux animateurs du patrimoine et aux guides-conférenciers, les curieux découvrent le patrimoine au fil des visites en journée comme de nuit, visites-spectacles, des expositions… Et au jeune public, des ateliers sont proposés au sein des services éducatifs !

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