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Harold, inspecteur des affaires maritimes (IAM) après un concours et une formation de 2 ans

Après un bac S, j’ai fait une classe préparatoire PCSI (Physique, chimie, sciences de l’ingénieur). En 2001, je me suis inscrit au concours de contrôleur des travaux publics de l’équipement. Après la réussite du concours (cat. B, filière exploitation), j’ai décidé d’interrompre mes études et d’accepter le poste qui m’a été proposé à la DDE 28 à Chartres.

Ma formation d’un an s’est effectuée en alternance, entre le CIFP (centre interrégional de formation professionnel) de Tours et mon poste. J’ai pu découvrir le ministère de l’Équipement, l’ingénierie publique, les différentes collectivités et élus (maires, président des établissements publics) avec lesquels on travaille au quotidien. J’ai pris conscience de ce qu’est le sens du service public.

Après un an et demi, j’ai décidé de passer dans la branche technique qui correspondait plus à mon cursus scolaire. En 2003, je passe donc le concours de technicien supérieur de l’équipement (TSE, cat. B), en externe, que je réussis. Je n’avais pas assez d’ancienneté pour le passer en interne. Suite à cela, je pars en formation un an à l’ENTE (École nationale des techniciens de l’équipement) de Valenciennes.

La formation est excellente, les rencontres très intéressantes et enrichissantes. Pour ma part elles sont doublement enrichissantes vu que je suis « de la maison », je suis un faux externe, et j’ai pu partager mon expérience avec mes collègues externes qui ne connaissaient pas la maison. J’ai été affecté en poste à la DDE 78, à Saint-Quentin-en-Yvelines en tant que chargé d’opérations. Je faisais de l’ingénierie publique et de la maîtrise d’oeuvre. C’est pour moi la part la plus intéressante, technique, passionnante et énergivore du métier.

A ce poste, j’élaborais les DCE (dossiers de consultation des entreprises). J’ai participé à beaucoup de projets divers et variés, tels que la conception de stations d’épuration, la réalisation d’aménagements routiers, des travaux d’assainissement ou encore des travaux d’adduction d’eau potable. J’ai aussi participé à des commissions d’appels d’offre et j’ai pu procéder à l’analyse de ces offres. Une fois le marché attribué, je participais au suivi des travaux jusqu’à la phase de réception. On assistait les collectivités en tant que maître d’oeuvre.

J’ai très mal vécu la politique qui a consisté à arrêter la maîtrise d’oeuvre. C’est le coeur même du métier qui est parti. En 2006, j’ai décidé une nouvelle fois de changer de branche, une possibilité qui est l’un des nombreux avantages qu’offre le ministère de l’Équipement (actuellement MEEDDAT).

J’ai passé un concours de catégorie A, le concours d’inspecteur des affaires maritimes (IAM) option technique. Il s’agit d’un concours qui n’est pas très médiatisé, d’ailleurs le nombre d’inscrits à ce concours est très faible. Cela vient probablement du manque de publicité et du faible poids de la filière maritime dans nos institutions. Je ne connaissais du maritime que les phares et balises, et ce que j’avais pu apprendre au cours du permis côtier que j’avais passé quelques années auparavant. La préparation au concours a été assez fastidieuse !! Travailler tout en préparant un concours n’est pas évident.

Lors de mon premier oral du concours d’IAM (il y en a 2), il y a eu pas mal de questions auxquelles je n’ai pas su répondre. Or je revoyais le jury le lendemain. Durant la nuit, j’ai cherché les réponses aux questions qui m’avaient été posées, et le lendemain, quand on m’a demandé « si j’avais autre chose à ajouter », j’ai fait part de mes réponses. Bien évidemment le jury a déclaré que cela sortait du contexte, mais j’étais content car j’ai vu que j’avais atteint mon objectif. Lauréat du concours, j’ai intégré l’école des affaires maritimes en septembre 2007. Mon intégration s’est très bien passée. L’école a la spécificité de former des militaires qui suivent exactement la même formation que moi. C’est assez déconcertant en tant que civil de se retrouver dans un environnement militaire avec tout ce que cela comporte.

La formation, très riche et variée, dure deux ans et est ponctuée par de nombreux stages (stage incendie, stage à l’étranger, stage pêche, stage plaisance, stage plongée etc.). L’inspecteur des affaires maritimes est par la suite amené à travailler dans un centre de sécurité des navires où il sera en charge de l’inspection technique des navires, de la prévention des risques professionnels maritimes et chargé de contrôler l’application de la législation en vigueur.

La branche des affaires maritimes est une petite structure. Le choix des postes proposés est relativement limité, tout comme l’évolution professionnelle. Le turn-over est très faible et les perspectives d’évolution de carrière sont assez restreintes. De ce fait, les détachements sortants ou les disponibilités sont fréquents.

En dépit de ce fait, le métier est passionnant, permet de s’ouvrir au monde, d’être au contact avec des marins du monde entier, de découvrir d’autres cultures mais surtout de reconquérir cet espace vital trop négligé et oublié : la mer et les océans.


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