Il reste encore de l’espoir

Il reste encore de l'espoir

Après la publication, le jeudi 26 avril, des derniers chiffres tristement historiques du chômage, on pourrait se laisser aller au plus sombre pessimisme. Mais, dès aujourd’hui, certains métiers peinent à recruter et d’autres seront en pénurie de candidats dans les années à venir. Le point sur les opportunités et leurs liens avec la fonction publique à partir des études prospectives du ministère du Travail à l’horizon 2020.

- Les métiers d’enseignants, tous niveau confondus constitue le premier gisement d’emploi. Pas seulement après la promesse de François Hollande de créer 60 000 poste en cinq ans, mais aussi du fait du départ en retraite programmé dans les 5 années à venir de la moitié des effectifs. Si le ministère du Travail reste modeste en pariant sur une création nette de 26 000 postes d’ici 2020, ce sont plus de 300 000 professeurs qui seront à remplacés.

- Architecte Le moteur de la demande est constitué par l’explosion de la cellule familiale et le besoin criant de nouveaux logements. Les nouvelles normes, la nécessité de rénover pour mieux isoler et d’économiser l’énergie accroît ce phénomène. Dans la fonction publique les architectes sont recrutés sur concours dans les collectivités locales, mais aussi aux Bâtiments de France, au ministère de la culture. L’armée et les entreprises publiques comme l’EDF, la SNCF constituent également des débouchés. Selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) 30 000 créations nettes d’emplois d’architectes et cadres des travaux publics devraient voir le jour d’ici 2020 avec 30 % pour la fonction publique.

- Développeur informatique L’Europe prévoit jusqu’à 900 000 emplois créés dans le secteur des nouvelles technologies en Europe d’ici 2015 et pas assez de personnes qualifiées pour les pourvoir. En France, le ministère du Travail évalue à 70 000 le nombre de créations de postes d’ingénieurs informatiques d’ici à 2020. Toutes les fonctions publiques sont demandeurs d’experts en la matière.

- Communication Les réseaux sociaux et Internet ont modifié la donne en matière de communication, y compris des services publiques. Le secteur de la communication et des médias pourrait générer 20 000 emplois de plus entre 2010 et 2020.

- Infirmier Voila déjà trois ans que l’on écrit sur la pénurie dans les professions médicales. Entre 2010 et 2020 ce sont 103 000 postes d’aides-soignants, 93 000 postes d’infirmiers et 54 000 dans les professions paramédicales (kinésithérapeutes, sages-femmes…) qui seront à pourvoir.

- Cuisinier Si le secteur privé manque de bras avec des perspectives pour 20 000 créations nettes d’ici 2020, le public est également touché. Des postes sont vacants, soit par concours au grade d’agent technique le plus souvent, soit en contrat aidé ou d’apprentissage. Les collectivités locales sont les premières visées.

- Vigile Les restrictions budgétaires et de policier favorisent le gardiennage privé. Les entreprises de sécurité devraient créer 27 000 emplois nets d’ici à 2020 pour surveiller les lieux publics ou privés.

- Chercheur Dans nos palmarès, les métiers de la recherche (ingénieur d’étude ou de recherche, technicien et agent technique) apparaissent toujours bien placés. La Dares est particulièrement optimiste en tablant sur la création de 81 000 emplois de chercheurs de 2010 à 2020. Rappelons que les métiers de la recherche sont accessibles avec un CAP ou un BEP technique pour le grade d’adjoint technique. Le secteur des nanotechnologies est à privilégié.

De manière moins éclatante, certains métiers de la fonction publique, un peu originaux, promettent un bel avenir à leur étudiants, en particulier les ingénieurs et managers en développement durable et les écoconcepteurs.