L’Etat veut lancer 30.000 « contrats passerelles » avec les collectivités locales

L'Etat veut lancer 30.000 « contrats passerelles » avec les collectivités locales

Dans le cadre du plan de l’Etat en faveur de l’emploi des jeunes, 30.000 « contrats passerelles » devraient être mis en place avant le 31 décembre prochain, pour permettre aux jeunes d’acquérir une première expérience professionnelle. Les compétences acquises seront transférables dans le secteur de l’économie marchande précise une circulaire de la DGTEFP du 29 mai dernier. Le « contrats passerelles » s’adresse en priorité aux collectivités territoriales et aux jeunes de 16 à 25 ans rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi, y compris les jeunes diplômés de tous niveaux souhaitant effectuer une 1ère expérience ou une réorientation professionnelle. Les dispositions du contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) de droit commun s’appliquent aux contrats passerelles dont la durée est cependant fixée à 12 mois ; les renouvellements devant être limités. Le taux de prise en charge par l’Etat reste fixé à 90%. Les contrats passerelles doivent être proposés sur la base de fiches de postes permettant d’acquérir ou de consolider des compétences transférables vers les entreprises et prévoir dès l’embauche la possibilité d’organiser des périodes d’immersion. Les employeurs pourront bénéficier de l’appui pour le recrutement, pour la construction des fiches de postes et pour l’organisation des périodes d’immersion et lien avec les entreprises. Des appels d’offres seront lancés pour missionner des organismes intervenants, Pôle emploi et les missions locales sont d’ores et déjà mobilisés pour mettre en œuvre ce dispositif. Le CAE, comme le CES auparavant, articulé avec d’autres mesures, est un contrat qui permet à des jeunes de construire un « parcours d’insertion professionnelle ». Selon la circulaire, le contrat passerelle présente plusieurs avantage : par l’élaboration de la fiche de poste identifiant bien les objectifs et les modalités de travail, ainsi que les compétences nécessaires qui pourront être transférables dans un secteur de l’économie marchande ; et aussi par la période d’immersion en entreprise et le lien avec le secteur marchand envisagé dès la conclusion des contrats passerelles.