La grogne des gardiens des cités

La grogne des gardiens des cités

Un décret publié en mai 2012 entre les deux tours de l’élection présidentielle, et qui doit entrer en application en septembre, porte sur le régime des logements de fonction des fonctionnaires. Le texte indique que les fonctionnaires bénéficiaires d’un logement de fonction devront désormais payer une redevance d’occupation.

Mais la situation particulière des gardiens d’immeubles HLM n’a pas été prise en compte. Ces personnels habitent dans leur cité, d’astreinte et présents sept jours sur sept, 24 heures sur 24 pour un traitement de 1 300 euros mensuels. Le logement fait partie des avantages en nature afin d’attirer les candidats vers ce métier difficile où l’on peut être dérangé à tout moment, y compris la nuit. L’application du décret ferait perdre entre 300 et 500 euros de revenus par mois à ces agents. Plus de 10 000 personnes seraient concernées.

La profession s’est mobilisée et les personnels de Plaine Commune Habitat, le principal bailleur de Seine-Saint-Denis, a saisi le ministère de la Fonction publique.

Pour Stéphane Peu, Président de Plaine Commune Habitat, "les gardiens sont les chevilles ouvrières des cités. Des éléments indispensables à la cohésion sociale dans les résidences, plébiscités par les locataires. Pourquoi veut-on les affaiblir au moment où le gouvernement assure qu’il veut renforcer la présence humaine dans les quartiers populaires ?"