Le rabot budgétaire, en Tunisie aussi

Le rabot budgétaire, en Tunisie aussi

Comme en France, la fonction publique tunisienne devra se serrer la ceinture. Avec un déficit de 5 milliards de dollars, un ensemble de mesures d’économies sont mises en place par le gouvernement Jomâa pour réduire le train de vie de l’État.

L’administration doit vendre une partie de son parc automobile, les salaires des hauts fonctionnaires vont baisser, en premier lieu, ceux des ministres et des secrétaires d’État, qui devront accepter moins 10 % sur leur rémunération ainsi qu’une participation obligatoire de 10 % de leur traitement au nouvel emprunt national.

Pour les cadres de la fonction publique qui utilisent des voitures de fonction, le système très dispendieux des "bons d’essence" - pourtant considéré par les fonctionnaires comme un droit acquis - sera remplacé par des primes mensuelles. A charge pour les agents de payer leur carburant.