Les primes des fonctionnaires en danger

Les primes des fonctionnaires en danger

Après la réunion du 7 février avec Marylise Lebranchu et les syndicats de fonctionnaires, débutant les négociations sur les rémunérations et le déroulement de carrière, la ministre a annoncé son souhait de refondre et d’harmoniser les grilles de rémunérations dans la fonction publique.

L’une des cibles est constituée par les primes et indemnités dont la part n’a cessé de croître. En 2000, elles ne représentaient que 17 % des rémunérations contre 28.50 % en 2010. En cause, la stagnation du point d’indice qui a conduit les employeurs a trouver des subterfuges pour maintenir le pouvoir d’achat, motiver les troupes et augmenter les rémunérations.

Les situations sont disparates selon les filières et les cadres d’emplois. Pour les directeurs d’administrations centrales et les ingénieurs, elles peuvent représenter 50 % de la rémunération. A contratio, pour les instituteurs elles n’entrent que pour 5,5 %. Marylise Lebranchu voudrait arrêter cette fuite en avant et éviter une rémunération "à la tête du client" pour retrouver le principe d’égalité de traitement. Un objectif qui sera difficile à atteindre en raison du fort encrage de ce mode de rémunération chez tous les fonctionnaires.

Également dans le collimateur de la ministre, la prime de fonctions et de résultats (PFR) basé sur les performances individuelles de l’agent. Environ 120.000 fonctionnaires en bénéficient. Pour Marylise Lebranchu, la prime individuelle n’est pas abandonné, mais son calcul reposerait sur une "logique plus collective", tenant compte des "résultats d’une équipe".