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Sandra, 27 ans, technicienne supérieure territoriale chargée de l’urbanisme

Sandra, 27 ans, technicienne supérieure territoriale chargée de l'urbanisme

Je suis titulaire d’un DEUG de géographie, d’une licence d’aménagement du territoire et d’un master en gestion des espaces naturels.

Je me suis préparée au concours à l’Université, des cours le soir de 18h à 20h. Nous étions un petit groupe de 15 personnes (étudiants, en recherche d’emploi et des agents de collectivités). Nous avions des concours blancs à chaque séance. Nous nous entraînions sur des points spécifiques : gestion du temps, introduction/ conclusion, temps de lecture… nous avions une trame de temps que l’on devait strictement respecter même si l’étape n’était pas terminée. Le jour du concours, cette trame devient un réflexe et le stress du temps est totalement géré. Nous pouvions donc nous consacrer uniquement à la qualité de notre copie.

Les oraux pour moi, c’était à Lyon, un jour d’hiver et de pluies verglaçantes. Certains examinateurs ne sont jamais arrivés, donc des oraux ont été annulés. Ouf… pas le mien car j’étais prête. J’étais face à deux hommes, un élu et un ingénieur (cela se vérifie très vite par le type de questions posées). J’ai eu beaucoup de questions ultra-techniques et malgré 2 ou 3 non réponses, l’oral s’est bien passé. L’essentiel est de montrer que même si on n’a pas la réponse, on sait où la trouver (autres collectivités, sites Internet…).

J’ai trouvé mon premier poste dans 2 mairies en alternance. J’étais chargée de la gestion des dossiers d’urbanisme. Mon premier jour, je crois que je m’en souviendrai toujours. C’était un matin de décembre, la gorge et le ventre noués, avec une pomme dans le ventre uniquement. Tout est nouveau : nouvelle organisation du trajet, des collègues de travail, un bureau et surtout des responsabilités et des tonnes de questions auxquelles on ne sait pas répondre. Angoisse pendant une bonne semaine, et après tout va mieux.

Aujourd’hui, je suis dans l’une des 2 mairies, à temps complet avec de nouvelles responsabilités. Côté formation, j’ai vite retrouvé les bancs de l’apprentissage : formation au premier emploi et formation d’intégration (très sympathique). On n’est pas lâché dans la nature comme ça. Au CNFPT, on apprend à exercer un métier, alors qu’à la faculté, on nous donne des outils pour exercer un métier.

La faculté nous oriente vers le service public. On ne vient pas pour la paie, c’est une évidence. Le plaisir de servir, d’aider et de conseiller la population locale est un aspect important pour moi. La reconnaissance des personnes que l’on a pu aider est très valorisante. L’aspect humain est l’un de mes critères de choix. Je suis chargée de l’urbanisme, mais travaillant dans une petite commune, je dois être très polyvalente. C’est un aspect qui me plaît de plus en plus car j’en apprends tous les jours. Je fais ce métier car je cherchais un métier avec un temps de travail sur le terrain, du relationnel et un lien direct avec la politique locale.


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