Surveillant de l’administration pénitentiaire : fiche métier

Surveillant de l'administration pénitentiaire : fiche métier

Fonction publique d’État (FPE ministère de la Justice) Catégorie : C Secteur : pénitentiaire Métiers associés : surveillants brigadiers, premiers surveillants, majors, lieutenants, capitaines et commandants pénitentiaires

Un métier difficile, charnière entre le monde carcéral et l’extérieur avec une double mission, garder enfermé et maintenir l’ordre, mais aussi participer à la sortie et à la réinsertion des détenus.

Surveillants de l’administration pénitentiaire : tendance de recrutement

Les prisons sont surpeuplées et les personnels en sous-effectif. Une situation qui devrait se résorber dans les prochaines années avec le programme de construction et les campagnes de recrutement menées par le ministère de la Justice, deux facteurs qui font du métier de surveillant un métier d’avenir avec des perspectives de recrutement constantes.

Chaque année, le ministère de la justice lance une campagne d’information sur les métiers du secteur pénitentiaire afin de « faire le plein » de candidats pour ses différents concours.

La profession de surveillant de l’administration pénitentiaire

Les surveillants pénitentiaires exercent en uniforme pour la prise en charge des détenus dans les maisons d’arrêt. Ils assurent leur garde, font respecter l’ordre et la discipline et participent activement à leur réinsertion et à la prévention de la récidive. Ils sont partie intégrante des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et des partenaires.

Devenir surveillant pénitentiaire : qualités requises

L’exercice du métier demande une grande stabilité nerveuse et de l’autorité alliée à des qualités humaines pour assurer la prise en charge de publics particulièrement difficiles.

Il faut supporter le travail de nuit et disposer d’une bonne condition physique pour les activités comme la self-défense et le tir.

Avant de s’engager dans cette filière, il est nécessaire de bien percevoir la difficulté des relations humaines au sein d’un établissement pénitentiaire et le stress qui en découle.

Concours de surveillant de l’administration pénitentiaire

Les conditions d’inscription au concours externe et 3e voie sont les suivantes :

  • posséder la nationalité française,
  • jouir de ses droits civiques,
  • n’avoir pas fait l’objet de condamnation incompatible avec l’exercice de fonction de surveillance,
  • posséder le brevet des collèges, un diplôme équivalent ou titre reconnu (uniquement concours externe),
  • être âgé de 19 ans au moins et 40 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours,
  • remplir certaines conditions physiques.

Les informations sur les épreuves sont disponibles dans la fiche Surveillant de l’administration pénitentiaire : réussir le concours 2016-2017.

Devenir surveillant pénitentiaire : après le concours

Formation

Les lauréats du concours suivent une formation de 8 mois à l’École nationale d’administration pénitentiaire (Énap) d’Agen. Les cours (droit pénitentiaire, connaissance des populations prises en charge, gestion du stress, techniques d’intervention, etc.) alternent avec des stages pratiques en établissement pénitentiaire.

Tout au long de la carrière, des formations continues permettent de progresser dans la hiérarchie.

Rémunération

Pour un élève surveillant, le traitement est de 1 449 € net par mois, pour un surveillant, il est de 1 486 € en début de carrière et de 2 477 € pour un major pénitentiaire en fin de carrière. Des primes (travail de nuit, heures supplémentaires, résidence, etc.) s’ajoutent au dispositif des rémunérations.

Grades et évolution de carrière

La filière surveillance de l’administration pénitentiaire - comme souvent le sont les métiers de la sécurité - est l’une des plus favorables à la promotion interne.

Concours internes, examens professionnels, ancienneté, une validation des compétences sous forme d’unités de valeur permettent de devenir surveillant brigadier, premier surveillant, major, lieutenant pénitentiaire (catégorie B), capitaine et commandant pénitentiaire, formateur.


Informations complémentaires :

- Ministère de la Justice

- Le site de l’Énap