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Virginie, secrétaire administrative en sous-préfecture après une licence d’histoire

Après avoir obtenu ma licence d’histoire, je me destinais à passer le concours de professeur des écoles (que j’ai raté). Parallèlement, j’ai souhaité élargir les champs des concours.

Par le biais de la Mission locale jeune, j’ai appris l’existence d’une préparation aux concours de la Fonction publique, au sein de ma commune. Cette formation était calquée sur la Licence d’administration publique de notre Faculté.

Pendant un an, le programme consistait à s’entraîner aux épreuves de note de synthèse, dissertation de culture générale, oraux et je bénéficiais de cours "utiles" (culture générale par grands thèmes, droit, histoire, économie). Ces cours se déroulaient l’après-midi. Le matin, je travaillais en C.A.E. (contrat d’accompagnement dans l’emploi) dans une administration. J’ai ainsi eu la chance de me préparer en « alternance ».

J’ai passé le concours de Secrétaire administratif de préfecture (mai 2007 et juillet 2007 pour l’oral), rédacteur (septembre 2007), attaché territorial (octobre 2007). J’ai été appelée sur liste complémentaire de SA préfecture fin octobre pour une prise de poste le 1er décembre.

L’oral de S.A. se déroulait à la préfecture de région. En droit, je me suis retrouvée face à deux attachées de préfecture. Je redoutais énormément cette épreuve étant donné que je suis une historienne qui va se mesurer à des spécialistes en la matière. En effet, parmi les 15 autres candidats, il y avait plusieurs masters de droit !

Une fois dans la salle, j’ai pioché un sujet. J’étais satisfaite, non seulement pour la connaissance mais aussi pour avoir assez de matière à étaler sur 10 minutes.

Suite à mon exposé, le jury m’a demandé certaines précisions (termes employés, questions découlant de ce que je n’avais pas assez explicité). Puis les questions ont fusé (de quelle formation êtes-vous ? quelle matière du droit préférez-vous et pourquoi ?)

Ensuite, j’ai passé l’épreuve orale de culture générale. Le jury se composait de trois personnes (deux attachés de préfecture, un professeur de philosophie et un sous-préfet de la région). Les questions sont parties dans tous les sens. Bien entendu, j’ai eu droit au classique « pourquoi la préfecture ? ». Je me souviens du professeur de philosophie qui m’a interpellée : « Vous pensez que les Romains et les Grecs croyaient vraiment en leurs dieux ? »

Quelques jours avant mon affectation, le directeur des ressources humaines m’a téléphoné pour me poser quelques questions : quelle formation, quels emplois ai-je occupés, et pour me dire d’apporter quelques pièces à la préfecture. Puis plus rien jusqu’au 1er décembre, où je me suis présentée. Ce même directeur m’a reçue pour m’expliquer le fonctionnement de la préfecture, les horaires, le restaurant administratif.

Ces formalités accomplies, j’ai pris la route pour la sous-préfecture à laquelle j’ai été affectée. J’ai été très bien accueillie. J’ai eu la chance de « croiser » la personne que je remplaçais (elle partait à la retraite peu de temps après mon arrivée). Cette personne a pu ainsi m’expliquer son travail pendant un mois au quotidien. Il y avait beaucoup de choses, car le travail en sous-préfecture est très polyvalent.

Puis lorsqu’elle est partie, j’ai continué d’apprendre sur le tas : chercher les informations dans les textes, demander de l’aide à mes collègues de bureau ou à mon supérieur, etc. L’apprentissage est très progressif, on assimile vraiment au fur et à mesure, puis les taches deviennent plus automatiques. Je pense qu’il faut globalement un an sur un poste pour avoir fait le tour des cas de figure, et le maîtriser.

Le Forum Mobilité Territoriale m’a permis de réussir mon concours. Il est très utile pour la pêche aux informations (ouverture des concours, comprendre comment est organisée la fonction publique, car c’est très fouillis lorsqu’on est extérieur à ce milieu… ). J’y ai trouvé des conseils utiles pour me préparer, me comparer avec les « devoirs » rendus par les autres, pour me situer et voir ce que les correcteurs attendent concrètement des candidats.

En conclusion, il faut y croire et s’investir (cela ne tombe pas du ciel, je m’en suis rendu compte avec mon jeune âge et ma filière non juridique…), je crois aussi bien sûr à la chance, qui pousse un peu les choses.


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