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Audrey, en attente des résultats d’admission au concours de surveillant pénitentiaire

J’ai passé l’épreuve écrite du concours de surveillante pénitentiaire en novembre 2008.

Un peu de stress pour trouver le lieu d’examen. Je ne connais ni la ville, et encore moins ce lycée. Je suis partie tôt (10h du matin, sachant que je commence à 13h30 et que j’ai une heure de route). Je conseille à toutes les personnes désireuses de passer un concours de bien se renseigner sur l’itinéraire à prendre afin de ne pas être en retard, ni trop en avance pour éviter le stress.

Même si je souhaite vivement réussir, je suis sans pression, je ne joue pas ma vie. Nous entrons en salle. Je pensais qu’ils feraient l’appel. Non. On se présente en « désordre » avec notre convocation et notre pièce d’identité. Ça fait un peu brouillon. Certains ont oublié l’un ou l’autre et repartent bredouilles. Ouf j’ai tout. Il faut penser à tout vérifier 3 à 4 jours avant, afin de prévenir ce genre d’incident. On me donne une feuille d’examen et deux feuilles de brouillon. On attend. C’est un peu long. Je me demande quel sujet on va avoir. Enfin, ils prononcent un blabla sur les règles d’examen, et comment renseigner sa fiche.

L’écrit se termine. Certains sont sortis tôt. J’ai fait ce que j’ai pu. En attendant les résultats, je rentre chez moi avec un mal de crâne abominable. Je compte et recompte mes points, mes erreurs, vérifie sur Internet, compare avec les autres, demande des avis, histoire de calmer l’angoisse d’un échec éventuel auquel je m’attends pour ne pas être déçue.

Deux mois après : l’annonce des résultats de la première partie. Le stress était retombé entre les fêtes de fin d’année. J’avais fini par me dire que ce n’était pas si grave en cas de « ramassage ». Mais le jour J, je pense autrement. Hop les pages défilent sur Internet. Je cherche mon nom… Et ça y est, je le vois ADMISSIBLE !!!

Je suis convoquée deux semaines plus tard à l’oral et devant le psy. Je m’entraîne comme je peux, mais ce n’est pas facile devant un miroir, une webcam ou au dictaphone. Un oral ne se prépare pas plus que cela. On ne connaît pas à l’avance leurs questions.

Le 3 février 2009 JOUR J : j’ai préparé ma tenue la veille. Pas besoin d’un tailleur. Il faut se sentir à l’aise, être soi-même surtout. Et être propre aussi. Pas trop maquillée pour les filles. Si possible les cheveux attachés. Le matin ce sont les tests psychotechniques. Puis à 13h l’entretien avec le psy. Jouer un « jeu » ne sert à rien. Ils le sauraient rapidement. Bien évidemment, on peut toujours leur dire que cela nous impressionne. Mais l’ambiance est vraiment bonne, et rire détend un peu. Le psy me trouve équilibrée. Ouf. Impossible de savoir si j’ai réussi ou non. Je doute.

Une semaine plus tard, c’est le sport, qui n’est pas éliminatoire. Je me suis un peu fait mal au bras. Nous n’avons pas eu le temps de nous échauffer comme il le faut.

J’attends avec impatience les résultats définitifs. Si je ne l’ai pas, je le repasserai. Car j’ai trouvé ma voie. Je sais que je suis faite pour cela. Reste à savoir si le jury est du même avis que moi…


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