Il faut sauver le soldat "secrétaire de mairie"

Il faut sauver le soldat "secrétaire de mairie"

Plus aucun concours n’est organisé pour l’accès à la fonction de secrétaire de mairie depuis plusieurs années. Le cadre d’emploi disparaît peu à peu avec les départs en retraite, mais la fonction demeure, indispensable à la vie des petites communes.

Le congrès du Syndicat national des secrétaires de mairie (SNSM) va débattre de l’évolution du métier et des dangers qui le guette, les 27 et 28 septembre à Loches dans l’Indre-et-Loire.

Le coprésident du SNSM, Yann Richard, souhaiterait changer l’appellation par celle de "secrétaire général de mairie" et alerte "Malgré les organismes de coopération, le travail n’a pas diminué dans les mairies, au contraire".

En effet, depuis quelques années, et malgré la diminution du nombre d’agents ayant le titre de "secrétaire de mairie", les besoins augmentent et les tâches sont souvent assurées par des agents administratifs qui peuvent travailler pour plusieurs communes rurales. Les domaines d’intervention - et les interlocuteurs - sont multiples : ressources humaines, budget, marché public, état civil, etc. Le secrétaire de mairie est au service des élus, des services communaux et des usagers. Parfois, le secrétaire de mairie est le seul employé, homme ou femme orchestre et pivot de la vie de la commune.

Le principal danger pour l’avenir vient de l’acte III de la décentralisation qui transfère de plus en plus de compétences aux EPCI comme les services des eaux, l’habitat, la voirie, les équipements culturels. "Dans les plus petites communes, il ne resterait plus qu’à délivrer quelques actes d’état civil et tenir une comptabilité restreinte", s’inquiète le syndicat.