La rigueur se confirme, mais les recrutements continuent

La rigueur se confirme, mais les recrutements continuent

Le 3 juillet, lors de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale dont les premiers jours sont consacrés à la discussion sur l’approbation des comptes 2012 et le débat d’orientation des finances publiques, le constat est sans appel : la rigueur budgétaire est bien là.

Déjà la semaine précédente, Gilles Carrez, Président de la commission des finances de l’Assemblée nationale a estimé que le déficit du budget de l’Etat en 2013 serait supérieur de 20 milliards par rapport aux estimations du gouvernement. Matignon a reconnu la baisse des recettes fiscales et ses conséquences : un déficit qui dépasserait les 3,7% du PIB.

Le ministre délégué chargé du Budget, Bernard Cazeneuve a présenté aux députés les objectifs budgétaires : réduire le déficit public à 3,5% du PIB en 2014, soit plus que les 2,9% prévus. Il a indiqué "un effort exceptionnel d’économies sur l’Etat de 9 milliard d’euros". Les collectivités locales devront réaliser 1,5 milliard d’économie.

Le ministre a pointé du doigt les grandes agences de l’Etat dont les dépenses ont augmenté de 14% durant les sept dernières années. La hausse sera stoppée avec une baisse de 14% de leurs crédits. Bernard Cazeneuve a également confirmé la suppression de 14 401 emplois dans la fonction publique d’Etat en 2013, avec les mêmes objectifs en 2014.

Cette baisse des effectifs, annoncée pour l’Etat et qui devrait aussi toucher les fonctions publiques territoriale et hospitalière ne signifie pas l’arrêt des recrutements. Déjà depuis 2010, les départs en retraite s’intensifient et c’est plus d’un tiers des 5.4 millions de fonctionnaires qui sont en cours de remplacement. Un renouvellement qui devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2015.