Le matricule des forces de l’ordre

Le matricule des forces de l'ordre

Le numéro matricule des policiers et gendarmes qui permet leur identification individuelle n’était jusque là pas apparent sur leur tenue. Mais depuis le 1er janvier, tous les policiers et gendarmes doivent le porter de façon visible. Cette mesure était demandée par le Défenseur des droits, Dominique Baudis depuis 2012.

Pour le ministère de l’intérieur qui a décidé de la mesure à l’automne 2013, l’objectif est de "faciliter les rapports population-police". Les citoyens pourront ainsi dénoncer plus facilement les dérives des forces de l’ordre. Concernant les contrôles au faciès qui ont largement inspiré la mesure, l’instauration d’un récépissé a été abandonnée.

Les syndicats se sont prononcés contre cette instauration du numéro matricule qui y voit une défiance vis-à-vis de leur profession. Mais elle est ardemment défendue par Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère qui voit "une garantie pour les citoyens. Il n’est pas normal que l’on ne puisse pas identifier une personne à qui l’on a des reproches à faire". Le député précise également que le port du matricule est aussi "une protection pour les fonctionnaires eux-mêmes" en évitant des erreurs de mise en cause. Manuel Valls a insisté sur le fait "qu’aucun manquement ne serait toléré".