Rentrée de la fonction publique, les sujets qui fâchent

Rentrée de la fonction publique, les sujets qui fâchent

Les points de discorde entre le Gouvernement et les fonctionnaires ne manquent pas. A la rentrée, un certains nombres de mesures retourneront sur la table de négociation et risque d’envenimer un peu plus les relations entre les agents publiques et leurs employeurs.

Le point d’indice, gelé depuis trois ans, ne bougera pas au moins jusqu’en 2014 comme l’a annoncé Marylise Lebranchu. La Cour des Compte préconise de maintenir ce blocage jusqu’en 2015. Si la mesure est efficace pour réduire l’augmentation de la masse salariale, les syndicats ont qualifié la mesure de "politique salariale lamentable" selon Vincent Hacquin de la CFE-CGC Fonction publique.

La modification du mode de calcul des retraites doit être négocié à partir de l’automne. Le rapport remis par Yannick Moreau à Jean-Marc Ayrault préconise de revoir le calcul de la base des retraites sur "une durée de référence variant de trois à dix ans, compensée par l’intégration d’une partie des primes". Mais un changement de mode de calcul reviendrait à revenir sur les régimes indemnitaires pour les uniformiser.

Le jour de carence, instauré en janvier 2012 par le gouvernement Fillon, devait être supprimé au 1er janvier 2014. Une promesse de Marylise Lebranchu qui ne s’est pas encore traduite dans le prochain projet de loi de finances. L’opposition compte bien se servir du débat pour dénoncer une inégalité avec le secteur privé.

La diminution des crédits alloués à l’action sociale interministérielle a été annoncée par le ministère de la Fonction publique. Une baisse de 20 millions d’euros (une proportion importante pour un budget de 140 millions) est prévue. Les syndicats sont particulièrement remontés contre la diminution ou la suppression de l’aide à l’installation des agents et les chèques emploi service universels (Cesu) pour la garde d’enfants.