Vers un développement du renseignement

Vers un développement du renseignement

Après les attentats du 7 janvier 2015 contre le magazine Charlie Hebdo, le renforcement de la sécurité intérieure est au cœur des préoccupations des services de sécurité. Un projet de loi a été déposé au Parlement le 19 mars pour augmenter les moyens des services du renseignement.

Six services, attachés au ministère de l’intérieur, ou au ministère de l’économie ou encore au ministère de la défense sont concernés. L’augmentation des moyens prévoit des solutions technologiques mais aussi des programmes de recrutement. Une rapide revue de détails des services concernés.

Pour le ministère de l’intérieur

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), issue de la fusion entre la Direction de la sécurité du territoire et des Renseignements généraux a pour mission de "rechercher, de centraliser et d’exploiter le renseignement intéressant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la Nation". Environ 3 100 personnes travaillent pour ce service. Le recrutement s’effectue par le biais des concours de la police nationale et de la gendarmerie.

Pour le ministère de l’économie et des finances

La Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a aussi un rôle de lutte contre le terrorisme par le fait même de ses missions : "lutter contre les grands trafics en démantelant les organisations criminelles qui se livrent à la contrebande de marchandises prohibées ou sensibles : stupéfiants, armes, tabacs, contrefaçons, espèces protégées". La recherche et le démantèlement des réseaux de financement terroristes entre dans ses attributions. Actuellement 713 fonctionnaires sont attachés à son service, avec des perspectives de recrutement importantes.

La Direction du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins (TRACFIN) est l’autre grand service des douanes qui a pour objectif la "lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme." Mais son action est subordonnée à une action judiciaire préalable. Comme pour la DNRED, le financement terroriste entre dans le champ d’action des 104 fonctionnaires qui la composent.

Le recrutement s’effectue par les concours des douanes (agents de constatation, contrôleur et inspecteur).

Pour le ministère de la défense

La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), avec environ 5 200 personnes dont 50 % de personnel civil, effectue une mission au caractère très large : "la protection des intérêts français". La grande majorité des agents exerce à l’extérieur du territoire. 690 agents ont été recrutés entre 2010 et 2014. Le premier ministre a annoncé la création de 284 nouveaux postes dans les 5 ans à venir.

La Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD) travaille au service exclusif des armées afin de garantir sa sécurité au sens large. Les 1 100 agents assurent la protection des informations, des locaux, terrains, matériels et personnels des trois forces armées qui composent la défense française.

La Direction du renseignement militaire (DRM) est la version militaire des services de renseignements. Forte de 1 320 personnes, elle dépend directement du chef d’état-major des armées pour toutes les missions de renseignement militaire, d’appui des opérations et de veille stratégique.

Le site de recrutement des armées