Concours de la Fonction publique : comment réussir les épeuves écrites

Le point sur la dissertation, la note, le commentaire, le résumé et les QRC

Concours de la Fonction publique : comment réussir les épeuves écrites

Dissertation, note de synthèse, commentaire, résumé, questions à réponse courte : quelles sont les bonnes pratiques - et celles à éviter - pour marquer des points lors des épreuves écrites ? La meilleure façon pour réussir est avant tout de s’entraîner, en suivant ces bons conseils de membres de jurys.

Quelles sont les principales qualités d’une bonne copie ?

Une bonne copie se distingue d’emblée par la qualité de sa présentation et de l’expression. Le candidat doit rendre la lecture la plus agréable et la plus aisée possible. C’est l’image de marque du candidat !

Le manque de style, un vocabulaire défaillant, des fautes d’orthographe et de syntaxe sont des critères éliminatoires. Lorsqu’il y a trop de fautes d’orthographe, on ne voit plus que cela !

Les copies doivent être bien présentées, aérées, car elles dénotent une pensée cohérente, logique. Mieux vaut éviter les ratures et l’usage du blanc correcteur.

Comment réussir…

… la dissertation ?

Pour la dissertation, aussi appelée composition, il faut argumenter et illustrer ses propos grâce à une bonne culture générale, construire sa pensée, expliquer le pourquoi et le comment, ne jamais procéder par affirmation. Toute analyse est défendable ou presque… à condition qu’elle soit argumentée.

Les correcteurs apprécient les copies dont les candidats ont élaboré un plan qui est le fruit de leur analyse personnelle, et non un plan « passe-partout ». Si votre plan ressemble à celui de tous les autres candidats, s’il est banal, vous ne sortirez pas du lot.

Les candidats doivent cesser de croire qu’il existe un plan unique : il n’y a pas un mais des bons plans, basés sur une analyse personnelle et personnalisée du sujet.

Les candidats doivent ménager les transitions. Les transitions, c’est ce qui fluidifie une copie, ce qui annonce que l’on passe d’une idée à une autre, complémentaire ou divergente, ce qui introduit une analyse… C’est « le ciment de la pensée ». Elles sont essentielles pour que l’examinateur puisse suivre le fil du devoir.

Il faut également être nuancé, se méfier des affirmations trop hâtives. La rédaction d’une copie de concours reflète déjà une vision d’intérêt général.

Au préalable, il faut soigner l’introduction. C’est la « vitrine » du sujet. Il faut qu’elle cadre le sujet et annonce le plan. Elle est d’autant plus importante que c’est par elle que le correcteur fait connaissance avec le candidat.

Une bonne introduction doit faire 15 à 20 lignes. Elle peut, le cas échéant, être écrite après la rédaction du développement, ce qui permettra de garantir qu’elle amène parfaitement le plan. Mais le risque, c’est de rédiger une introduction et une conclusion quasi identiques…

Concernant la conclusion, mieux vaut ne pas clore le sujet en posant une question qui interpelle le correcteur et dont le ton souvent sentencieux est à proscrire.

… la note ?

De nombreux concours comportent une épreuve sur dossier appelée note (de synthèse, administrative…) ou cas pratique.

Il s’agit d’une mise en situation de travail : le sujet énonce une commande d’un supérieur hiérarchique telle qu’elle pourrait être passée au candidat une fois en poste. Pour y répondre, celui-ci dispose d’un dossier d’une vingtaine de pages comportant des documents de nature et de forme variées (documents juridiques, officiels, graphiques, visuels, articles de presse…).

Pour cet exercice semi-professionnel de fusion des idées de différents documents, il faut beaucoup s’entraîner. Les premières notes de synthèse ou épreuves de cas pratiques sont toujours très mauvaises : les candidats rédigent des dissertations ou des résumés.

Or il s’agit d’utiliser le dossier pour informer le destinataire et lui permettre d’étayer sa réflexion, voire sa décision, en produisant un nouveau document clair et fiable de quatre à cinq pages maximum : après avoir repéré les informations essentielles apportées par le dossier, le candidat élabore un plan (introduction, parties et sous-parties mises en évidence par des titres, éventuellement conclusion) qui les valorise et reflète leur importance relative.

Il faut donc apprendre à discerner les documents parasites des documents essentiels. Généralement, ce sont les articles de presse qui entrent dans la première catégorie, les textes essentiels étant ceux à caractère législatif : les décrets, lois et circulaires.

Soulignons que le candidat n’a pas à mobiliser des connaissances ou opinions extérieures au dossier, ce qui serait pénalisé.

Concernant la forme, efforcez- vous de respecter les conventions administratives : timbre, date, objet…

… le commentaire ?

Deux tâches attendent les candidats : analyser et enrichir. C’est-à-dire qu’il ne faut pas se contenter de faire du mot à mot mais compléter, expliciter le texte par des exemples, le rattacher à un plus vaste débat, donner son avis et argumenter.

En revanche, ce qu’il ne faut pas faire, c’est consacrer une partie de sa copie de concours au commentaire d’une part, et à l’analyse d’autre part. Ces deux facettes de l’exercice doivent être effectuées simultanément.

… le résumé ?

Celui-ci doit être sélectif, fidèle au texte et conforme au nombre de mots imparti par l’énoncé du sujet.

Il existe généralement une tolérance de plus ou moins 10 %, sauf dans le cas où il est explicitement inscrit dans le sujet que le résumé ne doit pas dépasser un certain nombre de mots. Dans ce cas, il faut s’y limiter scrupuleusement, sinon le candidat risque de s’exposer à l’intolérance du correcteur !

Évitez la paraphrase, ne recopiez pas non plus des passages du texte mais synthétisez-le avec votre propre vocabulaire, recomposez-le tout en respectant la pensée de l’auteur.

… les questions à réponse courte ?

Ces questions, qui peuvent être au nombre de trois à dix selon les concours, portent généralement sur des thèmes définis dans le programme de votre concours : pas de surprise donc !

Elles sont souvent accompagnées de documents qui permettent d’enrichir vos connaissances et votre réflexion. Et si malgré tout certaines questions ne vous inspirent pas, ne vous y attardez pas mais restez concentré et rattrapez-vous sur les suivantes.

Comme pour une dissertation, il faut être exigeant sur l’organisation de chaque réponse : plus courte, elle n’en est pas moins structurée et précise. On attend que vous sachiez utiliser vos connaissances et les restituer de manière claire et concise.

Que faut-il réviser pour les épreuves de culture générale ?

Le programme de révision porte sur toutes les matières enseignées au collège et au lycée (français, littérature, mathématiques, histoire, géographie, économie…).

Sur ce socle – plus ou moins important selon les concours – se superposent des connaissances qui montrent votre ouverture sur la vie en société (vie civique, union européenne, questions sociales, politiques publiques…).

Le programme est donc très vaste. Devant cette difficulté, la plus mauvaise attitude consiste à s’imposer un entraînement concentré sur quelques jours. Il faut au contraire s’entraîner sur plusieurs mois environ une heure par jour, sans négliger le côté ludique et vivant de ce type de travail.

Il est très utile de savoir faire le lien entre les connaissances à apprendre (la carte de France ou les grandes dates de la construction européenne par exemple) et leur utilité (le sens d’un débat économique ou la portée d’un référendum).

Il faut aussi se tenir au courant de l’actualité, en lisant des quotidiens, en particulier Le Monde, car de nombreux sujets sont influencés par les analyses parues dans ce quotidien.

Quelles sont les erreurs qui font perdre le plus de points ?

Le hors-sujet

Pour l’éviter, il faut élaborer un plan rigoureux, en délimitant le champ du sujet et en s’interdisant d’en sortir.

L’absence de relecture

Les candidats doivent parvenir à gérer leur temps afin de disposer d’au moins dix minutes pour y procéder. La relecture permet en effet de vérifier qu’il n’y a pas de redites, de valider la ponctuation, de corriger les fautes d’orthographe et même parfois d’ajouter une idée. D’où l’intérêt d’ailleurs d’aérer sa copie.

On peut aussi, lorsque l’on a oublié une information, la noter avec un appel de note en astérisque. Ceci n’est pas pénalisant, même s’il ne faut, bien sûr, pas en abuser ! Maximum dix lignes !

La copie inachevée

Elle n’a aucune chance d’avoir la moyenne. Il faut donc faire preuve d’une gestion du temps rigoureuse.


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