Filières de l’emploi public : Les métiers de l’administration pénitentiaire

L’administration pénitentiaire est l’une des composantes du ministère de la Justice. Elle comprend plusieurs types de professionnels au service de l’application de la loi :

  • le personnel judiciaire,
  • les personnels de l’administration pénitentiaire,
  • les services de la protection judiciaire de la jeunesse,
  • les personnels de soutien administratif et technique.

1- PERSONNEL PÉNITENTIAIRE

Surveillant pénitentiaire (catégorie C)

Au contact des détenus, les surveillants organisent la vie courante de la prison :

  • déplacements des détenus,
  • surveillance des promenades,
  • repas et activités d’atelier,
  • levées d’écrous préalables aux transports des détenus.

Ils sont le premier interlocuteur des personnes incarcérées pour les difficultés de la vie courante et contribuent par leur action à le bonne gestion de la détention.

À ce titre, ils sont le premier maillon de la prévention de la récidive et de la réinsertion. Ils doivent avant tout faire preuve d’autorité mais aussi d’écoute et être aptes au travail de jour comme de nuit.

C’est un métier humainement particulièrement difficile qui demande beaucoup de patience et de résistance morale. Pour mener à bien leurs multiples missions auprès des détenus, ils doivent avoir des connaissances juridiques et techniques.

Recrutements par concours à partir du brevet (ou diplôme équivalent), puis formation rémunérée à l’ÉNAP d’Agen.

Lieutenant pénitentiaire (catégorie B)

Les lieutenants pénitentiaires sont chargés de l’encadrement du personnel de surveillance. Ils font le lien entre la politique et l’organisation définie par le chef d’établissement et sa mise en pratique par les surveillants.

Ils doivent faire preuve de rigueur et de stabilité, avoir un sens aigu de la communication et de l’autorité et être aptes au travail de jour comme de nuit pour coordonner les équipes et assurer une sécurité constante des lieux de détention.

Dans les établissements de moins de 200 places, les lieutenants pénitentiaires peuvent également exercer la fonction de chef d’établissement ou d’adjoint au chef d’établissement.

Recrutements par concours à partir d’un diplôme de niveau bac + 2, puis formation rémunérée de 12 mois à l’ÉNAP d’Agen.

L’engagement à servir l’État est de 4 ans.

Directeur des services pénitentiaires (catégorie A)

Selon leur niveau dans la hiérarchie, les directeurs des services pénitentiaires sont des cadres dirigeants chargés de l’encadrement supérieur des établissements, circonscriptions et services de l’administration pénitentiaire.

Ils doivent mettre en œuvre les moyens pour assurer l’efficacité et la sécurité des mesures de privation des libertés déterminées par les juges. À ce titre, ils veillent à la bonne gestion des ressources humaines, matérielles et financières de leur établissement. Ils sont aussi les représentants de l’administration pénitentiaire, en première ligne en cas de crise dans les établissements.

Au sein de l’administration centrale, Ils sont chargés de la conception, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques publiques en matière pénitentiaire.

Les directeurs des services pénitentiaires sont avant tout des hommes et des femmes de dialogue et de communication, avec un sens aigu de la négociation.

Recrutements par concours à partir d’un diplôme de niveau bac + 3, puis formation en alternance rémunérée de 24 mois à l’ÉNAP d’Agen.

L’engagement à servir l’État est de 5 ans.

2- PERSONNEL D’INSERTION ET DE PROBATION

Le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) est un service départemental qui fait le lien pour les détenus entre le milieu ouvert et le milieu carcéral afin de mettre en œuvre des mesures alternatives à l’incarcération, préparer la sortie et la réinsertion.

La mission essentielle du SPIP est la prévention de la récidive avec :

  • l’aide à la décision judiciaire et l’individualisation des peines,
  • la (ré)insertion des personnes placées sous main de Justice,
  • le suivi et le contrôle de leurs obligations.

Les personnels pénitentiaires d’insertion et de probation travaillent principalement dans les 103 services pénitentiaires d’insertion et de probation ou de l’une de leurs antennes, chacun des services pouvant couvrir plusieurs établissements pénitentiaires.

Ils peuvent aussi être affectés au centre national d’évaluation, dans une direction interrégionale, à l’administration centrale ou encore à l’école nationale de l’administration pénitentiaire.

Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation - CPIP (catégorie B)

Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation ont pour mission d’aider les juges à la prise de décisions judiciaires, restrictives ou privatives de liberté, et à l’adaptation de celles-ci pour faciliter la réinsertion future et éviter la récidive.

En milieu carcéral, ils accompagnent les détenus dans le cadre de l’exécution des peines :

  • Ils participent aux décisions d’individualisation des peines en proposant des mesures d’aménagement.
  • Ils préparent la sortie afin de faciliter l’accès aux dispositifs d’insertion, de logement, de soins, etc.
  • Ils luttent contre la désocialisation des personnes détenues.
  • Auprès des détenus, ils ont un rôle d’explication de la peine afin de prévenir la récidive et impulser une dynamique de réinsertion.

À l’extérieur de la prison :

  • Ils renseignent les juges sur la situation propre à chaque détenu afin d’adapter et d’exécuter au mieux les peines.
  • Ils contrôlent auprès des personnes condamnées la bonne exécution des aménagements de peines : semi-liberté, travail d’intérêt général, libération conditionnelle, placement sous surveillance électronique, etc.

Les conseillers d’insertion doivent avoir, comme tous les personnels pénitentiaires, un grand sens de l’écoute, la capacité à mener des entretiens ainsi que de bonnes connaissances dans les domaines juridiques et les sciences humaines.

Recrutements par concours à partir d’un diplôme de niveau bac + 2, puis formation rémunérée de 24 mois à l’ÉNAP d’Agen, dont une année de stage.

Éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse - EPJJ (catégorie B)

La protection de la jeunesse représente un enjeu particulier. L’EPJJ est spécialement affecté à ces missions en étant au service exclusif des mineurs en difficulté. Il constitue un repère stable et un interlocuteur pour les jeunes et leur famille.

Son travail ressemble à celui des conseillers pénitentiaires d’insertion, mais avec une dimension éducative beaucoup plus large et des problématiques propres aux adolescents et aux enfants.

Il doit avoir une approche globale de la situation du jeune délinquant pour intégrer sa situation familiale, scolaire, professionnelle, financière, psychologique, etc. Ainsi, il pourra aider le mineur et sa famille à bien comprendre les décisions de justice auxquelles il participe.

C’est avant tout un professionnel de terrain qui va à la rencontre des familles, visite les jeunes en milieu fermé, coordonne les actions de formation et de réinsertion. Il est le pivot de la prévention de la récidive pour les mineurs.

C’est un métier difficile où les échecs sont nombreux et qui demande des capacités pédagogiques et d’écoute, le goût du contact avec les jeunes, beaucoup de patience et de ténacité alliée avec l’aisance relationnelle.

Directeur pénitentiaire d’insertion et de probation - DPIP (catégorie A)

Les directeurs pénitentiaires d’insertion et de prévention sont responsables de l’organisation et du fonctionnement des SPIP :

  • Ils élaborent et mettent en œuvre la politique de prévention de la récidive et d’insertion.
  • Ils doivent également encadrer et gérer les équipes de terrain, évaluer la portée des actions du SPIP.

Il existe une fonction un peu différente, plus orientée vers la direction interrégionale et la coordination à l’échelon nationale. Elle est occupée par les directeurs fonctionnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation (DFSPIP). Par rapport aux DPIP, ils exercent une autorité hiérarchique et assurent des directions de services avec une population carcérale très importante.

La direction de l’insertion et de la probation demande des qualités de management, de parfaites connaissances juridiques et des sciences humaines, le sens de l’écoute, de l’initiative, du travail en équipe et l’esprit de synthèse.

À l’issue du concours accessible avec un diplôme de niveau bac + 4, les DPIP suivent une formation rémunérée à l’ÉNAP d’Agen avec des stages en alternance pendant 12 mois.

L’engagement à servir l’État est de 6 ans.

3- PERSONNEL TECHNIQUE DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE

Pour son fonctionnement journalier, l’administration pénitentiaire emploie un ensemble de corps de métiers très différents dans lesquels tous les grades de la filière technique sont représentés :

  • adjoints techniques (catégorie C),
  • techniciens (catégorie B),
  • directeurs techniques (catégorie A).

Ces personnels peuvent aussi participer à la formation des détenus au travers des ateliers intégrés à la prison.

La gestion et la maintenance du patrimoine et des équipements est très importante pour l’ambiance qui règne dans les établissements : maintenir le chauffage, l’éclairage en fonctionnement, assurer une nourriture de qualité, permettre la visite des proches dans des locaux propres et agréables etc., sont autant d’actions qui facilitent la vie en milieu carcéral.

Ces missions s’exercent à plusieurs niveaux :

  • dans les directions interrégionales et régionales pour l’organisation, la programmation des travaux, les décisions de rénovation et de construction et les achats groupés ;
  • dans les établissements pour la réalisation concrète de travaux.

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