La catégorie A+ dans la Fonction publique

La catégorie A+ dans la Fonction publique

Dans la Fonction publique, les agents relèvent des catégories A, B et C selon leur niveau hiérarchique et de rémunération. On y ajoute la catégorie A+ pour distinguer les « hauts fonctionnaires », mais celle-ci n’est pas officielle.

La catégorie A+ existe-t-elle vraiment ?

La catégorie A+ n’a actuellement pas d’existence juridique dans les textes officiels qui définissent le statut général des fonctionnaires. Pourtant cette catégorie est utilisée par les gestionnaires de l’administration eux-mêmes pour distinguer les cadres supérieurs des cadres intermédiaires.

La reconnaissance juridique de la catégorie A+ pourrait survenir prochainement. En effet, Frédéric Thiriez en fait la proposition dans le rapport « Mission Haute Fonction publique » du 18 février 2020 (proposition n° 30). La création officielle de cette catégorie permettrait « de fluidifier les carrières et d’encourager les mobilités ».

Qui sont les agents de catégorie A+ ?

On considère comme appartenant à la catégorie A+ les agents qui remplissent des missions d’encadrement supérieur et de direction, ou des fonctions d’expertise et de contrôle dans les inspections aux plus hauts niveaux hiérarchiques, ou encore des missions dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec d’importantes responsabilités.

Plus précisément, ils relèvent de corps ou d’emplois :

  • dont l’indice terminal du grade supérieur est au moins égal à la hors échelle B (HEB) ;
  • et qui sont des débouchés de la catégorie A et non B (par promotion interne).

Actuellement, on compte plus de 100 000 agents de catégorie A+ dans la Fonction publique.

La grande majorité (plus de 90 000 en 2019) appartient à la fonction publique d’État. Ils sont préfets, recteurs d’académie, administrateurs généraux des finances publiques, commissaires de police, conservateurs généraux du patrimoine, agents des corps de l’ENA (devenue INSP), chercheurs, maîtres de conférences…

Près de 12 000 hauts fonctionnaires exercent dans la fonction publique territoriale : administrateurs territoriaux, ingénieurs en chef territoriaux, médecins territoriaux, conservateurs territoriaux des bibliothèques ou du patrimoine

Enfin la fonction publique hospitalière en totalise plus de 4000. Ce sont des directeurs d’hôpital ou d’établissement sanitaire, social et médico-social, des ingénieurs hospitaliers en chef…

Comment devenir un haut fonctionnaire ?

Pour accéder à la haute fonction publique, on peut passer des concours (externe, 3e voie et interne) pour intégrer l’Institut national du service public (INSP), qui remplace l’École nationale d’administration (ENA) depuis le 1er janvier 2022. L’INSP donne accès au corps des administrateurs de l’État créé par la réforme de la haute fonction publique en cours. Ce nouveau corps regroupe les préfets, les diplomates, les inspecteurs généraux…

D’autres concours permettent d’accéder directement à des corps de catégorie A+ :

Ces concours sont accessibles :

  • en externe, aux candidats titulaires des diplômes requis (bac + 3 ou plus selon les concours) ;
  • en interne, aux agents de catégorie A après le nombre d’années d’ancienneté requis ;
  • par la 3e voie, aux candidats justifiant d’un certain nombre d’années d’expérience professionnelle dans le secteur privé.

Les agents de catégorie A « méritants » peuvent aussi devenir hauts fonctionnaires par inscription sur liste d’aptitude à la promotion professionnelle : l’administration les choisit au vu de leur valeur professionnelle et des acquis de l’expérience professionnelle parmi ceux qui remplissent les conditions requises (ancienneté…).

Enfin, depuis la loi du 6 août 2019, les emplois de direction de l’État sont ouverts aux contractuels, y compris aux cadres du secteur privé ayant exercé des responsabilités comparables.

Quel salaire perçoivent les hauts fonctionnaires ?

Selon les dernières données publiées par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), c’est dans la fonction publique d’État que les agents de catégorie A+ perçoivent les rémunérations les plus hautes.

En effet, leur salaire net médian mensuel s’élève à 6418 €. Ce sont les recteurs d’académie qui sont les mieux payés (12 269 €), suivis des secrétaires généraux et directeurs d’administration centrale (11 269 €) puis des préfets (10 562 €). La rémunération la moins élevée est celle des ingénieurs (5956 €).

Dans la fonction publique territoriale, l’écart entre les différents salaires nets médians mensuels est moins grand. Avec une médiane globale de 5241 €, ils s’étendent d’environ 5100 pour les ingénieurs territoriaux en chef et les administrateurs territoriaux, à environ 6800 pour les directeurs généraux des services.

Quant au salaire mensuel net médian dans la fonction publique hospitalière, il atteint 6314 €. Il peut approcher les 8800 € pour certains directeurs d’hôpital tandis qu’il avoisine les 5400 € pour les directeurs d’établissement sanitaire, social et médico-social.

Pour l’ensemble de ces rémunérations, la part des primes, qui s’ajoute au traitement de base, est particulièrement importante. En effet, elle représente :

  • environ 40 % des salaires des administrateurs territoriaux et des ingénieurs territoriaux en chef ;
  • 50 % des salaires des directeurs d’hôpital ;
  • plus de 55 % des salaires des recteurs d’académie et des directeurs d’administration centrale.

- Consultez toutes les grilles indiciaires et les salaires correspondants !

- Pour rester informé des « Alertes concours » et des « Alertes recrutements sans concours », suivez-nous sur la page Facebook Vocation Service public !

Vous cherchez un emploi de titulaire ou de contractuel ?

Accédez ici à plus de 1000 offres d'emploi actualisées chaque jour

Quel sera votre salaire ?

Consultez les grilles indiciaires 2022