Anne-Laure, cadre administratif du Pôle d’Activité Médicale d’Imagerie des Hospices Civils de Lyon

Anne-Laure, cadre administratif du Pôle d'Activité Médicale d'Imagerie des Hospices Civils de Lyon

Anne-Laure évolue depuis 20 ans dans le management des établissements de santé. Entrée sans concours mais non sans convictions dans la Fonction publique, elle nous explique les raisons de son choix et présente son poste.

Avant de choisir la Fonction publique, j’ai oscillé dans le secteur de la santé entre les établissements publics, privés lucratifs ou ESPIC (Établissements de Santé Privés d’Intérêt Collectif) non lucratifs.

Je dispose d’un Master II de management des établissements de santé. Je parle deux langues étrangères mais sur le poste actuel, je ne les utilise pas. J’ai eu la chance de suivre une formation initiale dans une promotion avec 80 % de formation continue. Cela m’a tout de suite mise dans le bain de la santé.

Le métier de manager en établissement de santé est intéressant car il m’ouvre à un secteur toujours en mouvement, plein de projets et de challenges, ouvert H24. La variété des postes pour les catégories A, B et C est sans comparaison avec le secteur privé de la santé.

J’aime être au service des acteurs de la santé, veiller au bien-être des équipes et à l’affectation de ressources suffisantes et bien formées, et reproduire les meilleures organisations glanées dans mes précédentes expériences.

Je suis actuellement cadre administratif et financier au sein du plus important pôle d’imagerie de France (650 ETP médicaux et non médicaux). Je suis chargée de traiter toutes les questions d’ordre administratif. Elles sont extrêmement variées : du suivi des effectifs à l’organisation d’évènements en passant par les processus de certification, je réalise le reporting mensuel d’activité et financier du pôle, suis l’unique l’interlocutrice financière concernant le budget, orchestre les achats d’investissement et décide des opérations de contrôle de gestion. Je suis en charge des relations opérationnelles avec l’ARS concernant les 80 équipements lourds du pôle et monte les dossiers d’autorisation. Je pilote également les 80 agents administratifs du pôle sur 5 sites.

Mon poste nécessite une très grande adaptabilité car il est transversal sur les 4 grands sites hospitaliers lyonnais. Il est également technique : savoir maîtriser l’information, les organigrammes et les bases de données est indispensable. Une petite dose d’audace est également nécessaire.

J’ai découvert seule le poste, briefée par un directeur concernant les thématiques de stratégie et des enjeux. Lors de ma prise de poste, je suis allée me présenter à près de 50 collègues des autres pôles et directions fonctionnelles avec lesquelles notre pôle interagit. L’on m’a dit par la suite que ceci avait été très apprécié.

Pour parvenir à ce métier, je n’ai pas passé de concours. Je suis contractuelle mais je souhaiterais passer bientôt le concours de directeur d’hôpital ou être embauchée comme directrice contractuelle. Ceci afin d’évoluer vers des fonctions à plus grande responsabilité. C’est un concours difficile qui requiert beaucoup d’investissement, surtout au niveau de l’organisation familiale.

En 20 ans de carrière, j’ai changé de poste environ tous les 2 à 3 ans. J’ai l’esprit curieux et aime intervenir dans les situations complexes. J’aime découvrir de nouvelles fonctions et manager de nouvelles équipes. Je ne me satisfais pas des dossiers ou projets dans l’impasse. Je suis passionnée par l’humain et cherche à faire grandir les personnes sous ma responsabilité.

J’ai choisi de m’orienter vers le service public pour la richesse des postes du secteur public de la santé, ainsi que pour le niveau et la variété des formations possibles.
D’autres raisons m’y ont amenée : l’esprit désintéressé au profit, la plus grande stabilité/fidélité des personnels et le fait que les aménagements de quotité de travail pour les mères de famille soient acceptées tout naturellement même après les 3 ans de l’enfant.

Le service public, pour moi, c’est :

  • Le respect de la réglementation : il n’ y a pas d’esprit de tricherie.
  • La conscience professionnelle des agents.
  • La persévérance dans la prise en charge d’activités non lucratives et lourdes au quotidien, comme la permanence des soins permettant d’assurer la continuité de service public pour une population.
  • L’accueil du plus pauvre et du plus petit, la prise en charge médicale sans distinction d’état de vie ou de capacités financières.

Selon moi, il est important de connaitre le secteur public et d’y évoluer quelques années. La Fonction publique foisonne de talents. Les préjugés sont à combattre, notamment concernant la charge de travail et l’inertie.

Mon souhait est que les cloisons entre le public et le privé s’effacent et ce, grâce à l’ouverture toujours plus importante de la Fonction publique aux contractuels. De plus en plus de personnes oscillent entre secteur public et privé. Je ne pense pas qu’il faille choisir un secteur et s’y enfermer toute sa vie.

J’attends également une réforme de la Fonction publique afin que les personnels soient embauchés selon leur compétences. Je ne suis pas forcément pour le maintien des concours sur toutes les catégories et je pense qu’il faut remplacer ces concours par une augmentation des possibilités de formations qualifiantes permettant parfois la reconversion tout au long de sa carrière. C’est ce que nous appris l’épidémie de Covid : la flexibilité et le besoin radical de changement.


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