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Stéphanie, devenue attachée d’administration de l’État après une reconversion

publié le 18 Jan 2022  |  mis à jour le 17 Juin 2022

Ingénieure pédagogique dans le secteur associatif, Stéphanie a eu envie de changement. Elle s’est reconvertie en passant le troisième concours des IRA.

Ingénieure pédagogique dans le secteur associatif depuis plus de 10 ans, j’aimais mon métier mais je commençais à m’ennuyer cognitivement. J’avais besoin de changement, de challenge, mais aussi de renouer avec mes valeurs, de redonner du sens à mes pratiques quotidiennes et à mon engagement, tout en me donnant la possibilité de bouger quand je le voudrais. Je me suis donc tournée vers le métier d’attaché : la diversité des métiers possibles a été un argument décisif, c’est incontestablement le poste idéal pour les slasheurs dans l’âme !

Ainsi, diplômée d’un Master en sciences de l’éducation, je suis formatrice et facilitatrice. J’ai une solide expérience en ingénierie pédagogique, principalement dans la formation de formateurs, et je m’intéresse principalement aux difficultés comportementales, cognitives ou d’apprentissage. J’ai aussi une certification en psychologie positive au travail. J’adore les résistances, j’adore accompagner, comprendre et dénouer des choses, permettre aux gens de mieux se comprendre eux-mêmes et comprendre l’autre, au-delà des représentations et des conflits qui peuvent déformer les réalités et tendre les relations.

J’ai passé le concours d’entrée à l’IRA de Lille, via la troisième voie qui permet de mettre en avant son expérience professionnelle antérieure dans le privé. Je me suis inscrite sans grande conviction, car étant en poste à temps plein, auto-entrepreneure et maman de deux filles de 7 et 10 ans, je n’avais pas le temps de préparer les épreuves sérieusement. Pourtant, cette première tentative a été un succès : les examinateurs savent faire la part des choses. Lors de l’oral, ils n’attendent pas du candidat de tout connaître, de tout savoir, mais simplement de se positionner de manière juste et affirmée. Le seul conseil que je pourrais légitimement donner serait donc d’essayer, et d’être authentique et droit dans ses bottes : visiblement, ça paie !

La période de formation a été très dense : l’IRA a dû adapter le contenu de ses formations au format distanciel. Les échanges et la dynamique de groupe ont parfois manqué, mais la cohésion était présente et je garde d’excellents souvenirs de cette formation, en particulier la découverte de la thématique de la transformation publique. D’autres sujets m’ont agréablement surprise, notamment les questions relatives à la LOLF et au budget. Je vous avoue que je n’attendais pas ces cours avec impatience, mais j’en suis sortie ravie grâce à une formatrice engagée et passionnée, qui a su me transmettre son appétence pour ce sujet. Pendant cette formation à l’IRA, j’ai validé un Master 2 d’administration publique générale.

En sortie d’IRA, j’ai choisi le poste de responsable du bureau de la prévention des risques, au sein de la Direction départementale des territoires et de la mer de la Somme (80). Ce poste me permet de rejoindre un ministère que j’affectionne particulièrement : le ministère de la Transition écologique. J’y fais mes armes en tant qu’agent, et aussi en tant que manager, tout en découvrant des sujets très techniques comme la géomatique, l’hydrologie, et tant d’autres. Moi qui voulait apprendre de nouvelles choses, je suis servie !

Plus précisément, j’encadre quatre agents : mon adjointe, deux chargés d’étude risque et une assistante à la gestion de crise. Nous gérons notamment les plans de prévention des risques naturels et le Fonds Barnier. C’est un poste très polyvalent, qui me permet de découvrir beaucoup de thématiques et de monter en compétences sur des aspects transversaux : études et prestations intellectuelles, marchés, budget, dialogue de gestion, relations avec les autres services de l’État, lien étroit avec la Préfecture, relations avec les élus, associations, syndicats mixtes et bureaux d’études, communication interne et externe…

J’ai souvent entendu que j’allais m’éteindre dans le service public, que j’étais trop passionnée pour y être bien : ces remarques m’ont encore plus donné envie de foncer ! Et en effet, dès mon premier poste, je côtoie des gens passionnés par leur métier, très investis, qui ne comptent pas leurs heures. Je ne m’ennuie pas, j’apprends sans cesse, et je suis accompagnée par une équipe solidaire et dynamique, avec une hiérarchie à l’écoute et bienveillante : certes tout n’est pas parfait, mais c’est aussi le cas dans le privé et je ne regrette pas du tout ce virage professionnel.

Mon conseil : croire en son projet. Il y a beaucoup d’obstacles avant d’atteindre son objectif, mais chaque étape est importante et il ne faut pas baisser les bras.

Pour moi, la première valeur du service public est celle de la solidarité : notre système français est unique, nous le contestons souvent (et nous avons raison de le faire, c’est ce qui lui permet d’évoluer sans cesse !) mais il reste exemplaire. Me mettre au service de ce système, qui permet une plus grande justice, l’égalité de traitement et d’accès aux services, la solidarité et l’équité, ça revient pour moi à construire un monde meilleur, plus fort, plus juste, plus protecteur aussi.


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