Valérie, conseillère en économie sociale et familiale à la CAF

Valérie, conseillère en économie sociale et familiale à la CAF

J’ai choisi le métier de conseillère en économie sociale et familiale parce que je désirais être en contact avec le public et enseigner dans les champs de la vie quotidienne (équilibre alimentaire, organisation, conseil budgétaire…). Travailler dans le social et aider les autres à chercher des solutions à leurs difficultés était très important pour moi.

En tant que travailleur social de la CAF (caisse d’allocations familiales et sociales), je précise que je n’ai pas le statut de fonctionnaire. Une caisse d’allocations familiales est en effet un organisme privé gérant des fonds publics, placé sous la tutelle du ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Il est difficile de décrire ce métier car il est en perpétuel mouvement et présente une grande diversité en actions collectives et suivis individuels. Mes fonctions m’amènent à participer à l’accompagnement des familles allocataires vulnérables et en difficulté financière. Je les conduis à réfléchir sur leur façon de gérer leur budget.

Il ne s’agit pas uniquement d’aligner des chiffres. Mon rôle est de leur faire prendre conscience de leur relation à l’argent. Je monte avec eux des projets pour qu’ils puissent partir en vacances et épargner. Je me rends parfois à leur domicile pour les aider à organiser leurs papiers administratifs. J’aide également à la constitution de dossiers de surendettement.

Dans la majorité des cas, nous suivons les familles pendant plusieurs mois, voire sur du plus long terme. Je dois aider les familles face aux problèmes qu’elles rencontrent dans les domaines de l’habitat tels les impayés de loyer. Je participe aussi à des actions de soutien à la parentalité.

Nous recevons en entretien individuel des personnes en difficulté, rencontrant des problèmes sociaux et financiers. Nous devons les aider à identifier leurs compétences et à les valoriser. Il faut aussi savoir que les conseillers en économie sociale et familiale (CESF) subissent de plein fouet les évolutions économiques de la société. De ce fait, nous recevons de plus en plus de personnes en grande précarité mais aussi un public qui dispose de ressources stables se heurtant à des difficultés liées à une trop grande facilité d’accès aux crédits à la consommation.

J’anime aussi des activités au centre social. L’objectif est de créer du lien social intergénérationnel et interculturel par des échanges de savoirs. Je peux aussi mener des actions de prévention sur des thèmes liés à la consommation sous forme d’exposition, en direction des usagers et sur des lieux de passage (mairies, halls d’immeubles, hôpitaux). Ce travail est réalisé avec différents partenaires et touche des publics très diversifiés.

Les qualités requises pour exercer ce métier ? Tout d’abord, il faut être à l’écoute de l’autre et ne pas le juger. Les personnes doivent avoir une entière confiance en nous. Le respect de l’autre est le mot d’ordre du métier. Je pense que le plus important est de croire en la capacité de l’autre à rebondir. Une situation peut toujours s’améliorer.

Enfin, il faut avoir une grande adaptabilité face à différents publics et partenaires. Enfin, cette profession requiert une grande capacité d’organisation.

Ma grande satisfaction dans ce métier, c’est de voir des familles réagir positivement après des situations difficiles et devenir autonomes.


- Les métiers de la filière sociale qui recrutent le plus en 2017 : découvrez si celui de CESF en fait partie.

- Pour connaître les dates d’inscription au concours, consultez gratuitement et sans inscription notre calendrier.

- Retrouvez d’autres témoignages dans le magazine gratuit Vocation Service Public.