Florence, 42 ans, fonctionnaire de l’État puis territoriale après un détachement

Florence, 42 ans, fonctionnaire de l'État puis territoriale après un détachement

Au sein de la fonction publique d’État, Florence a exercé dans 2 ministères (Agriculture et Éducation nationale) avant d’être détachée puis intégrée en collectivité territoriale, au conseil régional. Elle raconte son parcours.

À 42 ans, j’ai un parcours diversifié grâce au système de mobilité possible au sein de la fonction publique d’État et avec d’autres fonctions publiques. Bien entendu, le rôle des concours internes est aussi important pour évoluer.

J’ai pu travailler à la fois au sein de l’État dans 2 ministères (Agriculture et Éducation nationale) et en collectivité territoriale, au conseil régional.

J’ai un cursus juridique, master 1 de droit privé pénal obtenu à Pau (64) et master 2 de sciences politiques de Marseille mention services publics. Après mes études de droit, cela semblait une évidence de travailler pour le service public.

J’ai ensuite bénéficié, suite au concours d’entrée aux IRA, de la formation des cadres A interministériels de l’État, à Bastia, formation très polyvalente et professionnelle.

J’ai débuté en 2002 dans la fonction publique de l’État, suite à un concours externe sur un poste à la direction régionale de l’agriculture à Bordeaux, au rectorat de l’enseignement agricole ; j’étais en charge des dotations financières et en personnel et de la mobilité des personnels de lycée. Puis, toujours à la direction régionale, j’ai travaillé au sein du service contrôle de gestion/GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences).

Il s’agit d’un petit ministère qui a ses propres conseillers mobilité-carrière. Des rencontres avec eux m’ont permis de cibler une évolution de carrière, je souhaitais alors évoluer et obtenir un poste de gestionnaire en établissement.

Pour cela, j’ai intégré l’Éducation nationale après mon année à l’IRA, sur un poste d’adjoint gestionnaire dans un collège rural avec internat de 1000 élèves de Dordogne, en 2013. Je dirigeais un service de 30 personnes : personnel technique et administratif. Dans un établissement scolaire, on est comme un couteau suisse, on est à la fois sur de l’encadrement, des ressources humaines, de la gestion de budget, des marchés publics, de la prévention et du juridique. Cela permet d’obtenir des compétences diverses.

Malgré la beauté du Périgord, pour des raisons personnelles, j’ai souhaité revenir sur Bordeaux en 2015. Au vu des difficultés liées au système de barème (lié à l’ancienneté entre autres) dans l’Éducation nationale, et de trouver un poste de gestionnaire en Gironde, j’ai décidé de postuler via la BRIEP et de quitter ce ministère. C’est une chance que de pouvoir effectuer des mobilités entre ministères et entre fonctions publiques.

En amont, j’ai pris rendez-vous avec le conseiller mobilité-carrière au SGAR à Bordeaux avec qui j’ai fait un point sur mon CV, mes compétences acquises et à développer. Son professionnalisme, son écoute, m’ont permis de cibler des pistes, dont postuler en collectivité.

J’ai donc postulé via la BRIEP au conseil régional Aquitaine (à l’époque) à Bordeaux sur un poste de conseiller en organisation pour les lycées à la DRH en détachement. J’y suis toujours.

Je suis chargée pour 70 lycées de réaliser des dialogues de dotation en personnel en allant dans les lycées rencontrer les équipes de direction et les agents et de faire du conseil en organisation auprès des équipes de direction. Ma connaissance à la fois de l’Éducation nationale et de l’Enseignement agricole m’a apporté une certaine légitimité. Ma culture du terrain m’a aussi permis d’être force de propositions.

Au bout d’un an, il m’est paru naturel de demander l’intégration. La région offre beaucoup de métiers différents. Je suis actuellement depuis 2015 sur le même poste à la DRH mais pour autant, il s’est enrichi avec la mise en place de la fusion des régions.

Je souhaite actuellement repartir vers un poste à responsabilité, mettre en place des projets, faire avancer une équipe.

Ce que je conseille, c’est d’aller rencontrer un conseiller carrière et lui faire confiance. Avant le rendez-vous, j’avais eu un dossier à remplir qui permet de faire un point sur son CV, ses aptitudes, ses limites. Cela demande aussi d’être acteur de son changement et d’être prêt à accepter l’inconnu et se remettre en cause. Il faut être franc avec soi-même, en avant et ça marche.


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