Nadiya, 49 ans, adjointe administrative mutée plusieurs fois au sein du ministère de la Justice

Nadiya, 49 ans, adjointe administrative mutée plusieurs fois au sein du ministère de la Justice

Depuis en entrée dans la Fonction publique, Nadiya a vécu plusieurs mutations : une fois suite à la suppression de son poste, d’autres fois par choix, pour des raisons personnelles ou pour répondre à son envie d’évoluer. Elle raconte son parcours.

J’ai un bac + 2 en secrétariat bilingue anglais. J’ai toujours travaillé dans divers types de secrétariat donc tout naturellement, j’ai poursuivi dans ce domaine. J’ai d’abord travaillé dans le privé, dans différents secteurs.

Puis j’ai souhaité intégrer la Fonction publique en me présentant à un recrutement sans concours d’adjoint administratif de l’État, en 2003. Sélectionnée sur dossier, j’ai été admise suite à un entretien avec un jury puis affectée à la direction des services judiciaires (DSJ), plus précisément au tribunal de grande instance de Vienne.

J’ai ensuite demandé ma mutation à Marseille pour rejoindre mon conjoint. Suite à notre séparation, j’ai souhaité à la fois partir en Normandie et passer de la direction des services judiciaires (DSJ) à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) : j’ai obtenu ma mutation à Rouen sur un poste de secrétariat en PJJ.

Mais mon poste a été supprimé suite à une fusion de services et j’ai été contrainte de muter à nouveau : j’ai obtenu un poste au tribunal de grande instance (TGI) de Rouen, ce qui me faisait dépendre à nouveau de la DSJ.

Après quelques années, j’ai envisagé une mobilité par détachement. En effet, j’ai souhaité changer d’ambiance de travail et pouvoir exercer mon goût prononcé pour l’accueil, le relationnel, ce qui ne correspondait pas aux fonctions que j’exerçais au TGI.

Dès lors que j’ai eu ce projet de détachement, je me suis tournée vers la conseillère mobilité-carrière interministérielle à la PFRH (préfecture). Elle m’a entendue et soutenue dans ma démarche. Elle m’a aidée, conseillée pour refaire mon CV, le valoriser… Par ailleurs, elle m’a informée des différents types de mobilité, de mes droits, des contraintes… Elle m’a appris l’existence du site « portail de la Fonction publique » qui est une vraie mine d’or. Sincèrement, j’ai vraiment bien été conseillée et guidée dans mon entreprise. C’était très rassurant.

Cependant, mon projet de détachement a été refusé en raison de nécessités de service. J’étais toujours déterminée à partir donc j’ai cherché un nouvel emploi. J’espérais trouver un poste susceptible de m’intéresser et pour lequel je pouvais correspondre, avec éventuellement des formations pour être vraiment opérationnelle. Bien évidemment, bien que motivée, j’avais quelques craintes : ferais-je vraiment l’affaire, cela allait-il vraiment me plaire ?…

Une opportunité s’est alors présentée : il y avait un poste vacant de secrétaire à la PJJ qui m’intéressait énormément. La conseillère mobilité-carrière interministérielle de la PFRH, avec qui j’étais toujours en contact, m’a beaucoup soutenue moralement dans cette démarche.

J’ai donc demandé ma mutation en décembre que j’ai obtenue en juin pour une prise de poste en septembre. Une fois encore, j’avais eu un avis défavorable pour nécessités de service. J’étais dépitée, mais heureusement la décision de la commission administrative paritaire (CAP) est suprême et celle-ci m’a accordé ma mutation.

Les impacts liés à cette mutation ont été multiples : je me sens bien dans mon poste, du coup cela se répercute aussi dans ma vie personnelle. J’aime ce que je fais, c’est très varié et dynamique. Je suis en contact avec les jeunes, les familles, les éducateurs, les établissements scolaires. La dimension humaine et sociale est importante. J’en fais donc un bilan positif : j’ai fait le bon choix.

Une chose est sûre : j’encourage toutes celles et ceux qui veulent bouger (il y a plusieurs voies), il faut y aller. Si vous avez envie de bouger, bougez. C’est un droit, on a cette chance dans la Fonction publique. De plus, c’est un enrichissement personnel et professionnel. Il faut juste avoir les bonnes informations, pour cela il ne faut pas hésiter à aller voir un CMC (présent dans de nombreuses administrations) ou encore contacter un CMC à la PFRH qui est un expert sur le sujet de la mobilité.


Retrouvez d’autres témoignages d’agents publics qui ont réussi leur projet de mobilité professionnelle.